Chaque jour, cinq infos du monde garanties sans Covid-19. Ce samedi 30 mai, l'actualité internationale nous emmène à Malte, où les autorités ont intercepté l'équivalent de 1,1 milliard de dollars en cash libyen, et à Jérusalem, où la tension monte après qu'un Palestinien non armé et sans doute handicapé a été abattu.

La banque centrale parallèle de l'Est de la Libye, région contrôlée par le maréchal Haftar, aurait déjà reçu de Russie l'équivalent de 7 milliards de dollars entre 2016 et 2018.
La banque centrale parallèle de l'Est de la Libye, région contrôlée par le maréchal Haftar, aurait déjà reçu de Russie l'équivalent de 7 milliards de dollars entre 2016 et 2018. © Maxppp / Sabri Elmhedwi / EPA / Newscom

MALTE | Un milliard de dollars en faux billets libyens saisis. "La Banque centrale de Libye, dont le siège se trouve à Tripoli, est la seule banque centrale légitime de Libye", rappelle le Département d'Etat américain, qui s'est félicité de la prise à La Valette d'environ 1,1 milliard de dollars en fausse monnaie libyenne.

Les billets, fabriqués par la société russe Goznak JSC, pourraient être destinés à la banque centrale parallèle de l'Est du pays, qui en aurait reçu de la même source, selon un rapport d'experts de l'ONU, l'équivalent de 7,11 milliards de dollars entre 2016 et 2018.

"Cet incident souligne une fois de plus la nécessité pour la Russie de mettre fin à ses actions malveillantes et déstabilisatrices en Libye", insiste le Département d'Etat, qui rappelle :

"Les États-Unis restent déterminés à travailler avec les Nations unies et leurs partenaires internationaux pour décourager les activités illicites qui portent atteinte à la souveraineté et à la stabilité de la Libye."

Selon l'armée américaine, la Russie a aussi dépêché récemment des avions de chasse en Libye pour soutenir des mercenaires au sol, combattant aux côtés du maréchal Haftar, qui dirige un gouvernement parallèle dans l'Est du pays, tandis que le Gouvernement d'union nationale (GNA) de Fayez al-Sarraj, reconnu par l'ONU, est basé à Tripoli.

ISRAËL | Un Palestinien soupçonné à tort d'être armé abattu à Jérusalem. 

Iyad Kheiri Hallak, un Palestinien du quartier de Wadi Joz, à Jérusalem-Est, marchait près de la porte des Lions, qui donne sur la Vieille ville, lorsqu'il a été pris à partie par la police. Le suspectant de porter une arme, les forces de l'ordre "lui ont demandé de s'arrêter et ont commencé à le poursuivre à pied", avant d'ouvrir le feu.

Mais, de leur propre aveu, elles n'ont découvert "aucune arme sur les lieux". Et selon les médias israéliens et l'agence de presse palestinienne Wafa, la victime avait des "besoins spéciaux", une formulation renvoyant vraisemblablement à des troubles mentaux. Une enquête a été ouverte pour déterminer les circonstances de la mort du Palestinien.

Cela suffira-t-il à éteindre la colère naissante parmi les Palestiniens ? Le Fatah du président Mahmoud Abbas a dénoncé un "crime de guerre", réclamant que les personnes ayant tué le jeune homme soient présentées devant la Cour pénale internationale (CPI). Saëb Erakat, le secrétaire général de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP), a de son côté averti :

"(Ce) crime (…) restera impuni à moins que le monde cesse de traiter Israël comme un Etat au-dessus des lois."

Le mouvement islamiste Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, a pour sa part affirmé "ces crimes constitueront toujours du carburant pour la révolution de notre peuple qui ne s'arrêtera qu'avec le départ de l'occupant de l'ensemble du territoire palestinien".

AFGHANISTAN | Kaboul prêt à négocier avec les Talibans.

 La reprises des hostilités, après une brève trêve décrétée par les insurgés islamistes le temps des fêtes de l'Aïd, n'entachera pas le processus de paix. Le gouvernement afghan s'est dit prêt à débuter "à tout moment" des négociations de paix inédites avec les Talibans, a annoncé samedi Abdullah Abdullah. Le responsable à la tête des pourparlers s'est dit optimiste concernant le rétablissement du dialogue visant à définir l'avenir du pays :

"L'annonce d'un cessez-le-feu (par les Talibans), une réduction des violences et l'échange de prisonniers ont préparé le terrain pour un bon début."

Seule condition : un nouveau cessez-le-feu devra être instauré pendant les négociations.

Kaboul a répondu à l'annonce de la trêve par les insurgés en libérant 900 prisonniers talibans. L'échange de 5 000 prisonniers insurgés contre 1 000 membres des forces afghanes est un prérequis des Talibans avant l'ouverture du dialogue inter-afghan, qui devait débuter le 10 mars, mais a été repoussée. "En raison des événements récents, nous nous attendons à ce que le processus puisse débuter au courant du mois de juin", a ajouté le négociateur en chef.L'ouverture de ces pourparlers fait partie des conditions inscrites dans l'accord signé fin février entre les insurgés et Washington en vue d'un retrait des troupes étrangères sous quatorze mois.

GIBRALTAR | Toucher les macaques va devenir un délit. 

"Les interférences dans la vie des macaques de Barbarie ont toujours été considérées comme nocives pour eux" car elles peuvent les "exposer à des maladies humaines", estime le gouvernement de Gibraltar, rappelant que ces primates ont déjà attrapé par le passé l'hépatite A.

Il a donc "publié un projet de loi pour modifier la loi sur les animaux (Animals Act) afin que le fait de toucher les macaques ou toute autre interférence dans le comportement naturel de ces animaux devienne un délit".

Ces macaques, présentés comme les "seuls primates vivant à l'état sauvage en Europe", vivent en haut du Rocher dominant cette enclave britannique située à l'extrême sud de l'Espagne. Les touristes peuvent y accéder grâce à un téléphérique. Il était jusqu'ici déjà illégal de les nourrir, sous peine de recevoir une amende de 500 livres (555 euros).

ÉTATS-UNIS | Forbes déchoit Kylie Jenner de son titre de milliardaire.

 Le magazine avait consacré la benjamine du clan Kardashian-Jenner en juillet 2018. Il présentait alors en couverture celle qui, à 21 ans, était en route pour devenir la plus jeune milliardaire de l'histoire, en excluant les héritiers.

En mars 2019, c'était chose faite : Kylie Jenner, à la tête d'une société de cosmétiques, intégrait le club des fortunes à 10 chiffres et plus.

Mais sur la base d'informations financières publiées lors d'une prise de participations de Kylie Cosmetics dans Coty, Forbes a revu ses estimations à la baisse. Il estime notamment que le chiffre d'affaires réalisé en 2018 correspondait au tiers environ du montant donné par Kylie Jenner. Le magazine accuse également la jeune femme et sa mère, Kris, d'avoir produit des déclarations fiscales falsifiées pour donner à la société une image plus séduisante.

Selon Forbes, Kris et Kylie auraient mené une campagne de plusieurs mois pour obtenir que le magazine la mette en Une, quitte à gonfler les revenus de sa société.

Vendredi, Kylie Jenner a dénoncé, sur son compte Twitter, les "déclarations inexactes" et "affirmations sans preuve" formulées, selon elle, par le magazine. Elle a également contesté avoir fait campagne pour apparaître en Une de Forbes, qui estime néanmoins encore sa fortune à un peu moins de 900 millions de dollars.

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