Chaque jour, cinq infos du monde garanties sans Covid-19 | Ce vendredi 27 mars, l'actualité internationale nous emmène notamment aux États-Unis, où une tribu sioux remporte une victoire environnementale qui pourrait faire tâche d'huile, et en Irak, où des employés kidnappés de SOS Chrétiens d'Orient ont été libérés.

En décembre 2016, des manifestants campaient dans un froid polaire pour tenter de ralentir la construction du Dakota Access Pipeline, qui menaçait l’eau et les terres de la réserve sioux de Standing Rock. L’année suivante, le pétrole coulait à flots.
En décembre 2016, des manifestants campaient dans un froid polaire pour tenter de ralentir la construction du Dakota Access Pipeline, qui menaçait l’eau et les terres de la réserve sioux de Standing Rock. L’année suivante, le pétrole coulait à flots. © AFP / Scott Olson/Getty Images

ÉTATS-UNIS | Les Sioux de Standing Rock remportent une victoire environnementale. Voilà quatre ans que la tribu amérindienne dénonce les risques de fuite du Dakota Access Pipeline qui s’étend sur près de 1 900 kilomètres, du Dakota du Nord à l’Illinois. Une portion du gazoduc passe sous la rivière Missouri, en amont de la réserve indienne qui y voit une menace pour son accès à l’eau potable et ses terres sacrées. Il y a trois ans, les autorités avaient décidé d’ouvrir les vannes, avec la bénédiction du président Trump, et l’aval du Corps des ingénieurs de l'armée américaine, qui a alors signé les permis fédéraux.

Une décision "très controversée", a reconnu cette semaine le juge de district James Boasberg, qui pointe "de graves lacunes dans des parties cruciales de l’analyse" : un "système de détection des fuites du pipeline (qui) n'était pas conçu pour détecter les déversements lents", par exemple, ou le fait que "les antécédents graves d'incidents de l'opérateur [Energy Transfer Partners, ndlr] n'avaient pas été pris en compte". Le juge a donc ordonné à l’US Army Corps of Engineers de procéder à un examen environnemental complet.

Pour un mois, le pétrole coule encore, dans l’attente de propositions des différentes parties, à commencer par Energy Transfer Partners, qui n'a pas commenté la décision. Mais à l’issue de ce délai, et faute de réponses satisfaisantes aux questions posées, le robinet pourrait être fermé.En attendant, le chef des Sioux de Standing Rock savoure la victoire :

Nous nous réjouissons humblement que nous avons entrepris pour défendre nos terres ancestrales nourrissent finalement des débats nationaux sur la façon dont nos choix affectent finalement cette planète.

IRAK | Quatre membres de SOS Chrétiens d'Orient enlevés à Bagdad libérés. C'est l’Élysée qui a annoncé hier la libération des trois Français et de l'Irakien, kidnappés dans la capitale irakienne le 20 janvier 2020,dans un communiqué :  

La France a déployé tous ses efforts pour parvenir à ce dénouement. Le président de la République exprime sa gratitude aux autorités irakiennes pour leur coopération.

Les quatre membres de l'association humanitaire, qui s'est donné pour mission d'aider les chrétiens d'Orient victimes de persécutions, avaient disparu dans le centre de Bagdad alors qu’ils devaient renouveler leur visa et finaliser l’enregistrement de l’association auprès des autorités irakiennes.

On ne sait pas qui les a enlevés, ni si une demande de rançon a été faite, mais il est possible qu’une milice ait été à l'origine de leur enlèvement. Des factions chiites proches de l’Iran sont en effet très actives en Irak. D'autant que, au moment de leur enlèvement, le pays était secoué par de violentes manifestations anti-gouvernementales. La tension y était particulièrement forte après l’assassinat du général iranien Soleimani, tué début janvier dans une frappe de drone américain.

VENEZUELA | Le président Nicolas Maduro et certains de ses proches poursuivis par Washington pour "narco-terrorisme". Ils sont accusés de s'être associés "à une organisation terroriste extrêmement violente, les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC), dans un effort pour inonder les États-Unis de cocaïne", justifie le ministre de la Justice américain Bill Barr. Et même si la guérilla colombienne a signé un accord de paix en 2016, "des dissidents continuent le trafic de drogue et la lutte armée, (avec) le soutien du régime de Maduro qui les autorise à utiliser le Venezuela comme base-arrière".

À la tête du Venezuela depuis 2013, Nicolas Maduro a été réélu en 2018 à l'issue d'un scrutin boycotté par l'opposition, qui en a rejeté les résultats, comme une grande partie de la communauté internationale. À l’instar des États-Unis, qui ont reconnu le chef de l'opposition vénézuélienne Juan Guaido comme président par intérim.

Sous le coup de sanctions économiques, le régime de Maduro résiste à la pression américaine avec le soutien de la Chine, de la Russie et de Cuba. Une pression qui est donc montée d’un cran à Washington : "Nous devons faire tout ce que nous pouvons pour débarrasser le pays de cette clique corrompue", insiste le ministre de la Justice. Les États-Unis offrent d’ailleurs une prime pouvant atteindre 15 millions de dollars pour toute information qui permettrait de l'arrêter.

CANADA | Le prince Harry et sa femme Meghan quittent le Canada. Le grand air, ce n’est pas pour eux. Le Duc et la duchesse de Sussex ont préféré le soleil de la Californie à l’île de Vancouver, où ils étaient installés avec leur fils Archie depuis quelques mois. Selon le journal britannique The Sun, le couple a pris un jet privé la semaine dernière pour se rendre à Los Angeles. "Une décision prise de longue date", car ils ont apparemment "réalisé que le Canada ne conviendrait pas". Buckingham Palace n’a pas commenté.

Meghan Markle, ancienne actrice américaine, connait beaucoup de monde dans la région de Los Angeles. Sa mère, Doria, y vit toujours. La duchesse continue de travailler avec Disney. Elle a d’ailleurs prêté sa voix à un documentaire sur une famille d’éléphants d’Afrique, qui doit sortir début avril. Le couple doit officiellement quitter la royauté le 31 mars.

MUSIQUE | Le premier morceau de Bob Dylan depuis 8 ans. C'est une belle et grande surprise que la pop star américaine fait à ses fans. À 78 ans, avec Murder Most Foul, il offre un titre long de plus de 17 minutes, sur une orchestration légère – piano, violon et discrètes percussions.

Dylan fait une longue plongée dans les années 60 qui l’ont façonné, en commençant avec l’assassinat de l'ancien président américain Kennedy, "mené à l'abattoir tel un agneau sacrificiel", pour se prolonger sur les artistes qui l’ont marqué, des Beatles à Beethoven en passant par Houdini ou Jim Jarmush.

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