Chaque jour, cinq infos du monde garanties sans Covid-19 | Ce samedi 28 mars, l'actualité internationale nous emmène notamment au Sahel, où les forces spéciales de pays européens et africains se déploient pour lutter contre les djihadistes, et en Guinée, où le président Condé s'offre un plébiscite... très critiqué.

La force Barkhane, ici au Burkina Faso, mène depuis 2014, conjointement avec les armées régionales, des opérations visant à sécuriser le Sahel.
La force Barkhane, ici au Burkina Faso, mène depuis 2014, conjointement avec les armées régionales, des opérations visant à sécuriser le Sahel. © AFP / Michèle Cattani

SAHEL | L’Europe unie face à la menace djihadiste. La France et plusieurs de ses alliés européens et africains ont officiellement formé vendredi la Task Force Takuba. Composée de forces spéciales européennes qui combattront au côté des armées malienne et nigérienne au Sahel, elle vise à mettre un terme à "la résilience des groupes terroristes", précise le communiqué des ministres de la Défense et représentants de treize pays.

Des opérations djihadistes qui, cette semaine encore, étaient visées par les armées malienne, nigérienne et la force française Barkhane dans le cadre d'une opération d'une envergure aux confins du Mali et du Niger, qui a mobilisé près de 5 000 hommes.

La Task Force Takuba devrait être composée de 500 militaires, dont une centaine de Français en plus des éléments déjà engagés dans la force Sabre. Placée sous le commandement de l'opération Barkhane, elle opérera principalement dans la région malienne du Liptako. 

Takuba, qui doit jouer "un rôle clé dans l'autonomisation rapide des forces armées locales", devrait atteindre sa capacité opérationnelle initiale à l'été 2020 et sa pleine capacité opérationnelle début 2021.

GUINÉE | Le plébiscite de la nouvelle Constitution sous le feu des critiques. Le texte soumis à référendum par le président guinéen Alpha Condé a recueilli plus de 90 % de "oui" le 22 mars dans un scrutin boycotté par l’opposition. Si l’ancien opposant historique devenu premier président démocratiquement élu a assuré qu'il s'agissait de doter son pays d'une Constitution "moderne" qui, par exemple, interdirait la circoncision féminine et le mariage des mineurs, ses adversaires dénoncent une dérive "dictatoriale" et un "coup d'État" constitutionnel.

Le projet prêté au président Condé de briguer, à 82 ans, un troisième mandat fin 2020 et la nouvelle Constitution qui doit l'y aider, selon l'opposition, sont au cœur d'une crise politique qui a fait des dizaines de morts depuis mi-octobre. Le référendum constitutionnel a lui-même été entaché de violences qui ont fait des dizaines de morts le jour de sa tenue dimanche dernier et les jours suivants à Conakry et en province selon l’opposition.

Les conditions dans lesquelles se sont déroulés le référendum et les législatives qui ont eu lieu simultanément ont été critiquées. Par les États-Unis, par la France, mais aussi par la diplomatie européenne. Pour la porte-parole du Haut représentant de l'Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, le constat est sans appel :

"Le caractère non inclusif et non consensuel de ces scrutins et du fichier électoral porte atteinte à la crédibilité de ces élections."

ÉTATS-UNIS | Le droit à l’oubli reste essentiellement européen. En annulant l’amende infligée à Google en 2016 par la Commission nationale informatique et libertés (Cnil) pour n’avoir pas supprimé globalement sur ses sites des liens vers des pages portant préjudice à des utilisateurs français, le Conseil d’État confirme que le géant californien n’est pas concerné par les textes européens sur le droit à l’oubli.

Depuis en 2014, ils permettent en effet d'obtenir la suppression de liens qui s'affichent dans les résultats d'un moteur de recherche après une requête portant sur son nom. Mais la plus haute juridiction administrative française a tranché en dernier recours : la Cnil ne peut demander l’application du droit que sur les sites européens de Google. 

LIBAN | Le plan de relance de l'économie en voie de finalisation. Début mars, Beyrouth annonçait le premier défaut de paiement de l'histoire de son pays. Le Liban croule en effet sous une dette de 92 milliards de dollars, soit 170 % du PIB.

Mais d’ici à la fin de l’année, un "plan de redressement complet" et une "restructuration totale de la dette publique devraient être rendus publics, a assuré le ministre des Finances Ghazi Wazni, dans le cadre d'une première présentation en ligne du programme de relance à l'adresse d'investisseurs potentiels

"Le modèle économique libanais (...) nécessite une refonte complète et urgente."

Un constat salutaire du ministre, alors que les autorités prévoient une croissance négative de 12 % cette année, couplée à une inflation de plus de 25 %. Le Liban avait requis en février une assistance technique du Fonds monétaire international (FMI) mais n'a toujours pas formulé de demande d'aide financière auprès de l'institution internationale.

MAROC | Trois nouvelles espèces de ptérosaures découvertes. Ils vivaient dans le Sahara il y a 100 millions d'années, mais on en ignorait l'existence. L'équipe du paléontologue David Martill, de l'université de Portsmouth, au Royaume-Uni, a découvert dans le désert marocain des variétés inconnues de prédateurs ailés, comparables toutefois à leurs congénères du continent européen.

Identifiés grâce aux traces de leurs mâchoires ou de leurs dents, ces ptérodactyles devaient avoir une envergure de 3 à 4 mètres, et se nourrissaient de poisson, très abondant à l'époque. Ils capturaient leurs proies en plein vol grâce à des dents en formes de piques, précise une étude parue dans Cretaceous Research et citée par The Guardian. 

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