Chaque semaine, cinq infos du monde, garanties sans Covid-19. Ce vendredi 8 janvier, Robert Malley, ancien conseiller à la Maison-Blanche et cheville ouvrière de l'accord de 2015 sur le nucléaire iranien, est nommé envoyé spécial pour l'Iran. Un premier pas vers une désescalade entre Washington et Téhéran.

Avec Robert Malley aux opérations, les États-Unis préfigurent leur retour dans l'accord sur le nucléaire iranien.
Avec Robert Malley aux opérations, les États-Unis préfigurent leur retour dans l'accord sur le nucléaire iranien. © AFP / Brendan Smialowski

Il est l’un des architectes de l'accord de 2015 sur le nucléaire iranien : le nouveau gouvernement de Joe Biden vient de nommer Robert Malley envoyé spécial pour l'Iran. Pour le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken, qui "bâtit une équipe dédiée" au dossier iranien, Malley "apporte, à cette fonction, ses succès passés dans la négociation de restrictions".

Avant même l’annonce de cette nomination, le sénateur républicain Tom Cotton a estimé ce choix "profondément troublant". "Malley est connu de longue date pour sa sympathie à l'égard du régime iranien et son hostilité à l'égard d'Israël. S'il est nommé, les ayatollahs ne vont pas y croire !" a-t-il ironisé.

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Si Donald Trump a retiré les États-Unis du Joint Comprehensive Plan of Action signé par la Russie, la Chine, l'Allemagne, la France et le Royaume-Uni, le président Biden entend revenir dans l'accord, à condition que Téhéran renoue au préalable avec ses engagements. Autrement dit, selon le texte de 2015, la levée des sanctions internationales contre une limitation du programme nucléaire iranien pendant au moins dix ans et un renforcement des contrôles.

Au Pakistan, le principal accusé dans le meurtre de Daniel Pearl est libre

Soupçonné d'avoir enlevé et tué en 2002 le journaliste américain Daniel Pearl, Ahmed Omar Saeed Sheikh a été acquitté jeudi par la Cour suprême du Pakistan, "au bénéfice du doute". Une décision, synonyme de libération pour l'extrémiste pakistano-britannique de 47 ans, qui fait suite à l’appel interjeté par les parents de Daniel Pearl et l'accusé lui-même après l’annulation de la condamnation à mort, commuée en peine de prison.

Dans la foulée, la porte-parole de la Maison-Blanche, Jen Psaki, a demandé une solution alternative : 

"Nous appelons le gouvernement pakistanais à examiner rapidement ses options légales, y compris permettre aux États-Unis de poursuivre Sheikh pour le meurtre brutal d'un citoyen et journaliste américain."

La famille de Daniel Pearl, elle, a parlé de "parodie de justice" qui "met en danger les journalistes partout" dans le monde.

Daniel Pearl, 38 ans, correspondant du quotidien américain The Wall Street Journal, avait disparu le 23 janvier 2002 à Karachi, où il s'apprêtait à rencontrer un chef islamiste.

Le Parlement portugais légalise l’euthanasie

Les élus de l’Assemblée de la République du Portugal ont approuvé vendredi une loi autorisant "la mort médicalement assistée". Le texte, qui a été approuvé à une large majorité, va être soumis au président conservateur Marcelo Rebelo de Sousa, qui pourra soit le promulguer, soit le soumettre à l'analyse de la Cour constitutionnelle, ou mettre son veto.

Si elle était promulguée, cette loi permettrait aux Portugais majeurs, résidant dans le pays et se trouvant "dans une situation de souffrance extrême, présentant des lésions irréversibles" ou atteints "d'une maladie incurable" de recourir au suicide assisté.

En Centrafrique, plus de 200 000 personnes déplacées en moins de deux mois

La réélection, le 18 janvier, de Faustin Archange Touadéra, n’a pas mis fin au conflit qui déchire la République centrafricaine depuis 2013. Le président a décrété cette semaine l'état d'urgence pour 15 jours sur l'ensemble du pays, majoritairement sous contrôle de groupes armés, dont les actions violentes ont déplacé plus de 200 000 personnes en moins de deux mois, selon le Haut-Commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR).

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Plus de 105 000 Centrafricains sont allés trouver refuge en République démocratique du Congo, au Cameroun, au Tchad et au Congo depuis le lancement en décembre d'une offensive de groupes armés visant Bangui, tandis que quelque 100 000 personnes restent déplacées à l'intérieur de la Centrafrique. Des réfugiés souvent enclavés, et pour lesquels, "l'instabilité persistante entrave les efforts d'aide humanitaire", déplore le HCR.

En Chine, la peine capitale pour des faits de corruption

L’ancien patron du fonds d'investissement China Huarong Asset Management avait été condamné à mort début janvier. Lai Xiaomin, à qui la justice reprochait d'avoir obtenu 215 millions d'euros de pots-de-vin et détourné de 3,1 millions de fonds publics, a été exécuté ce vendredi. Les montants étaient "extrêmement importants, les circonstances particulièrement graves et les intentions extrêmement malveillantes", avait justifié le tribunal de Tianjin. L'issue n'en demeure pas moins inhabituelle pour un haut dirigeant économique.

Cette sentence s’inscrit dans une vaste campagne anti-corruption lancée en 2012, après l'arrivée du président Xi Jinping à la tête du Parti communiste chinois (PCC). L’opération, populaire auprès de l'opinion, est également soupçonnée de servir à écarter les personnalités opposées à la ligne du président. Elle a déjà permis de sanctionner plus de 1,5 million de cadres du PCC.

L'an dernier, un ex-magnat chinois de l'immobilier, Ren Zhiqiang, figure critique au sein des sphères économiques, en a fait les frais et a été condamné à 18 ans de prison. En novembre, le milliardaire Jack Ma, le plus célèbre homme d'affaires de Chine, a fait lui aussi face à la vindicte des autorités : elles ont stoppé in extremis la colossale entrée en Bourse de sa société Ant Group, qui aurait dû lui permettre de lever plus de 34 milliards de dollars.

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