Chaque semaine, cinq infos du monde garanties sans Covid-19. Ce vendredi 11 décembre, l'actualité nous emmène Bruxelles, où les chefs d'Etat et de gouvernement ont décidé d'accélérer la décarbonation de l'UE. Leurs rejets de CO2 doivent désormais baisser d'"au moins 55 %" d'ici à 2030 par rapport à 1990.

Une centrale électrique alimentée au charbon à Duisburg, en Allemagne. Ce mode de production, particulièrement polluant, doit à terme être abandonné.
Une centrale électrique alimentée au charbon à Duisburg, en Allemagne. Ce mode de production, particulièrement polluant, doit à terme être abandonné. © AFP / Ina Fassbender

Cinq ans après la signature de l'accord de Paris sur le climat, l'Union européenne a, au termes d'âpres discussions, souscrit à une accélération de la réduction de ses émissions de gaz à effet de serre sur les dix prochaines années. Réunis à Bruxelles en sommet, les chefs d'État et de gouvernement des Vingt-Sept se sont entendus sur une baisse nette de leurs rejets de CO2 d'"au moins 55 %" d'ici à 2030 par rapport au niveau de 1990.

Une "proposition ambitieuse", a estimé la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, qui ménage les disparités européennes.

"L'objectif sera atteint collectivement par l'UE (...), les États participent à l'effort en tenant compte de l'équité et de la solidarité, sans laisser aucun d'entre eux en arrière."

L'accord des Vingt-Sept "respecte le droit des États membres à choisir le mix énergétique qui leur convient et les technologies les plus appropriées (...) y compris des technologies de transition comme le gaz", précise le texte du Conseil européen. Avec, à la clé, des financements spécifiques, comme le fond de transition juste, destinés à des pays encore très éloignés des objectifs de l'Union.

Pour afficher ce contenu Twitter, vous devez accepter les cookies Réseaux Sociaux.

Ces cookies permettent de partager ou réagir directement sur les réseaux sociaux auxquels vous êtes connectés ou d'intégrer du contenu initialement posté sur ces réseaux sociaux. Ils permettent aussi aux réseaux sociaux d'utiliser vos visites sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.
Gérer mes choix

Les objectifs révisés d'émissions de gaz à effet de serre restent néanmoins très insuffisants pour atteindre en 2050 la neutralité carbone, pointent les ONG environnementales. Une baisse d'au moins 65 % serait nécessaire pour respecter l'Accord de Paris, selon les dernières données scientifiques, rappellent les organisations WWF et Greenpeace, ainsi que la coordination Climate Action Network (CAN).

Hong Kong : le régime frappe les pro-démocratie à la tête

À 73 ans, c'est un militant pro-démocratie de premier plan qui tombe sous le coup de la loi sur la sécurité nationale imposée par Pékin à Hong Kong fin juin. Jimmy Lai, le patron du journal Apple Daily, connu pour ses critiques acerbes de l'exécutif hongkongais, aligné sur Pékin, a été inculpé vendredi pour "collusion avec un pays étranger ou avec des forces extérieures afin de compromettre la sécurité nationale".

Les infractions liées à cette législation draconienne, destinée à mettre fin aux manifestations pro-démocratie monstres qui ont secoué le territoire semi-autonome l'an passé, sont passibles de l'emprisonnement à perpétuité.

Jimmy Lai, régulièrement qualifié de "traître" par les médias d'État chinois qui voient en lui l'instigateur de la contestation de 2019, est la quatrième victime – et de loin la plus connue – du nouvel arsenal répressif hongkongais.

Mais son arrestation pourrait faire davantage de bruit que celles, ces dernières semaines, de jeunes activistes. Les réactions internationales, telle celle du gouvernement britannique, au pouvoir dans ce territoire jusqu'en 1997, n'ont pas tardé : "Le Royaume-Uni reste très préoccupé par la volonté des autorités de Hong Kong de continuer les poursuites judiciaires contre des personnalités pro-démocratie comme Jimmy Lai", a déclaré un porte-parole du Premier ministre Boris Johnson.

Après avoir accueilli des Syriens en masse, l'Allemagne s'autorise à en expulser

Depuis 2012, Berlin avait décrété un moratoire sur les expulsions vers la Syrie. Une décision humanitaire, eu égard au conflit sanglant que déchirait le pays. C'est désormais du passé.

"Quiconque commet des crimes graves ou a des intentions terroristes afin de causer de graves dommages à notre État et à notre population doit quitter notre pays", a affirmé le secrétaire d'État au ministère de l'Intérieur.

"L'Allemagne ne doit pas être un sanctuaire pour les personnes dangereuses ou les grands criminels."

Hans-Georg Engelke a précisé qu'environ 90 personnes fichées pour militantisme islamiste pourraient être concernées, dans un pays qui, ces dix dernières années, a accueilli quelque 790 000 Syriens, constituant désormais la plus grosse communauté originaire de ce pays en Europe.

La question des expulsions avait été relancée en novembre dernier par le ministre conservateur Horst Seehofer suite à l'assassinat au couteau d'un touriste à Dresde par un jeune Syrien arrivé en Allemagne au plus fort de la "crise" migratoire en 2015. La décision ne fait pour autant pas l'unanimité au sein de la coalition gouvernementale entre conservateurs et sociaux-démocrates, ces derniers s'y déclarant réticents.

Liban : un complice de l'assassinat de Rafic Hariri condamné à la perpétuité

Jugé par contumace, Salim Ayyash, 57 ans, avait été reconnu coupable le 18 août pour son rôle dans l'attentat-suicide ayant fait 22 morts, parmi lesquels l'ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri, et 226 blessés à Beyrouth en 2005. Le Tribunal spécial des Nations unies pour le Liban (TSL) l'a condamné vendredi à la perpétuité.

Pour ce membre présumé du Hezbollah, "les infractions sont d'une telle gravité que très rares sont les circonstances pouvant être considérées comme des facteurs atténuants susceptibles de réduire la peine appropriée", a estimé le tribunal.

Salim Ayyash est toujours en fuite, Hassan Nasrallah, secrétaire général de l'organisation chiite libanaise pro-iranienne, refusant de le livrer. Le Tribunal spécial pour le Liban a émis un mandat d'arrêt international à son encontre.

Joe Biden et Kamala Harris "Personnalités de l'année" du magazine "Time"

Quelques heures après l'annonce par le magazine Time de ses personnalités de l'année, on attendait toujours la réaction d'un célèbre lauréat. D'autant que pour Donald Trump, récompensé en 2016, la désignation du président-élu américain Joe Biden et de sa vice-présidente Kamala Harris a des airs de désaveu.

Joe Biden, qui doit être investi 46e président des États Unis le 20 janvier, et Kamala Harris, ont en effet été choisis devant trois autres finalistes : le président sortant Donald Trump, le mouvement contre les inégalités raciales déclenché par la mort de George Floyd fin mai à Minneapolis, et le docteur Anthony Fauci et les soignants les plus exposés au coronavirus.

Pour afficher ce contenu Twitter, vous devez accepter les cookies Réseaux Sociaux.

Ces cookies permettent de partager ou réagir directement sur les réseaux sociaux auxquels vous êtes connectés ou d'intégrer du contenu initialement posté sur ces réseaux sociaux. Ils permettent aussi aux réseaux sociaux d'utiliser vos visites sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.
Gérer mes choix

Ce n'est que la dixième fois dans l'histoire des États-Unis qu'un candidat à la présidentielle réussit à battre un président sortant, note le magazine, qui justifie ainsi son choix :

"Pour changer l'histoire de l'Amérique, pour montrer que les forces de l'empathie sont supérieures à celles de la division, pour offrir une vision de la guérison dans un monde endeuillé, Joe Biden et Kamala Harris sont pour Time les Personnalités de l'année 2020."

Time a également désigné jeudi la star de la NBA LeBron James sportif de l'année, à la fois pour ses résultats sportifs –il a remporté un quatrième sacre NBA – et ses efforts pour encourager les gens à voter.