Chaque semaine, cinq infos du monde, garanties sans Covid-19. Ce vendredi 12 février, la Catalogne qui se prépare à une nouvelle élection, la Chine qui bannit la BBC World News et les indigènes qui manifestent en Equateur.

Le bras de fer entre les indépendantistes catalans et le gouvernement espagnol depuis depuis des années
Le bras de fer entre les indépendantistes catalans et le gouvernement espagnol depuis depuis des années © AFP / JOSEP LAGO

La Catalogne (5,5 millions d'électeurs) retourne aux urnes ce dimanche pour des élections régionales lors desquelles le chef du gouvernement espagnol, le socialiste Pedro Sanchez espère faire vaciller le pouvoir des indépendantistes. Son candidat ? Salavador Illa, ancien ministre de la santé, plutôt populaire. 

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Cela fait presque 3 ans et demi (depuis le 1er octobre 2017, et le référendum d’autodétermination dans la province) que la question de l’indépendance de la Catalogne est revenue hanter la vie politique espagnole et rejaillit sur la scène européenne. Nouvel épisode ce dimanche, pour des régionales dont Madrid espère voir sortir une direction en mesure d’apaiser les relations. Rien n’est moins sûr car la réponse ne sera pas forcément fournie par les urnes cette fois-ci.

Si désormais la gauche est au pouvoir en Espagne et gouverne avec le soutien des indépendantistes, et si le Premier ministre Sanchez a fait de la question catalane un dossier prioritaire sur lequel il souhaite engager le dialogue et non la confrontation, les passions restent vives et les positions difficilement réconciliables. D’un côté un Etat qui ne souhaite pas perdre une province, riche de surcroît, et ouvrir la boîte de Pandore, et refuse donc tout referendum, de l’autre des indépendantistes dont la survie dépend du maintien du rêve d’une Catalogne libre de la tutelle espagnole.

Le candidat soutenu par Madrid fait jeu égal avec les indépendantistes dans les sondages, voire parfois les dépasse, mais même s’il arrive premier ce dimanche soir, rien ne dit qu’il pourra gouverner l’exécutif. A l’incertitude de la participation (l’abstention pourrait dépasser les 40% en raison de la situation sanitaire), s’ajoute en effet l’équation politique particulière en Catalogne. Les indépendantistes, certes divisés, gouvernent l’Assemblée régionale. Ils disposent de 70 des 135 sièges et semblent en mesure de conserver leur majorité. Si Ensemble pour la Catalogne  (JxC) de Carles Puigdemont, hostile à tout compromis avec Madrid, s’unit à l’ERC (la Gauche Républicaine de Catalogne) plus souple sur un dialogue, le socialiste espagnol ne passera pas et de nouvelles élections devront être convoquées. 

Le directeur de la Vanguardia, le quotidien catalan, appelle lui de ses vœux un accord. 

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Le scrutin de dimanche permettra surtout dans un premier temps de juger de la popularité des deux mouvements indépendantistes. Pour l’heure JxC est devant. Une inversion des places pourrait donner raison à Sanchez qui parie sur un compromis à terme avec des indépendantistes plus ouverts à une solution politique négociée. 

Birmanie, la contestation ne faiblit pas

Vendredi, des centaines de milliers de Birmans sont à nouveau descendus dans la rue pour demander le rétablissement du gouvernement d'Aung San Suu Kyi. La prix Nobel de la paix a été arrêtée le 1e février par les militaires, qui ont ensuite pris le pouvoir. Depuis ce pustch, l'ONU estime que  : 

"plus de 350 responsables politiques, représentants de l'État, militants et membres de la société civile, y compris des journalistes, des moines et des étudiants ont été placés en détention". 

Dans le même temps, la junte annonce la libération de 23.000 prisonniers. Les libérations de masse arrivent parfois en Birmanie mais l'opposition dénonce une manipulation.

Même si les rassemblements se déroulent généralement dans le calme, il y a beaucoup de tension entre les manifestants et les forces de l'ordre. Mardi, les autorités ont utilisé des balles en caoutchouc contre la foule, blessant grièvement deux manifestants. Une utilisation de la force jugée "inacceptable" par l'ONU et dénoncée par la communauté internationale. 

Les Etats-Unis ont annoncé des sanctions jeudi. L'administration Biden va bloquer les actifs et les transactions de dix responsables militaires aux Etats-Unis. Elle vise également plusieurs sociétés contrôlées par l'armée dans le secteur des pierres précieuses. Face à cette décision, l'armée birmane peut compter sur le soutien de ses alliés de toujours, la Russie et la Chine, qui estiment que ce qui se passe actuellement est une "affaire interne".

La BBC World News n'a plus le droit d'émettre en Chine 

Le Parti communiste chinois n'a pas du tout apprécié l'enquête de la BBC World News sur les Ouïghours, diffusée le 3 février. On y entend des témoignages de femmes victimes de tortures et de violences sexuelles de la police et des gardiens des camps où elles sont internées par le pouvoir chinois. Pékin a réagi en interdisant la diffusion de la chaîne britannique dans tout le pays jugeant que ce contenu avait enfreint le principe selon lequel "les informations doivent être véridiques et justes" et ne doivent pas "porter préjudice aux intérêts nationaux en Chine". Selon l'organisation de Défense des droits de l'Homme, au moins un million de musulman ouïghours sont internés dans ces camps. Pékin dément des actes de répressions.

Dans un communiqué, la BBC se dit "déçue", expliquant qu'elle est : 

"le diffuseur d'informations internationales le plus fiable au monde. Elle couvre des sujets du monde entier de manière honnête, impartiale et sans crainte ni faveur"

Dominique Raab, ministre britannique des Affaires étrangères dénonce une "atteinte inacceptable à liberté de la presse".

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Cette interdiction de diffusion intervient dans un contexte tendu entre Londres et Pékin notamment sur la répression des Ouïghours et sur la situation à Hong Kong.  

En Equateur, une élection présidentielle très serrée

Le candidat arrivé troisième à l'élection présidentielle d'Equateur, Yaku Perez, refuse la défaite. L'écologiste et indigène perdrait au premier tour de seulement 0,30% (selon un décompte provisoire). Il dénonce une fraude et demande un recomptage des voix. Le candidat de droite, ex-banquier Guillermo Lasso, arrivé deuxième soutient cette requête. Largement en tête, Andres Arauz (32,64%)  ne participe pas au débat.

Les résultats complets sont attendus ce weekend. En attendant, les supporters de Yaku Perez manifestent dans les rues de Quito ou de Guayaquil. Le second tour aura lieu le 11 avril. Le président sortant Lenin Moreno s'est exprimé mercredi pour apaiser la situation. "Le pays a besoin des résultats, mais avec une confiance totale dans ces résultats". Le dirigeant demande aux autorités électorales de "traiter toutes les demandes de révision" des voix et de le faire de "manière transparente"

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G5 Sahel au Tchad, deux jours pour faire avancer la lutte contre le djihadiste

Plus d’un an après le sommet de Pau en France qui avait réorganisé les choses, se profile le sommet de N’Djamena, au Tchad. Un sommet que le Président français suivra à distance en visioconférence les 15 et 16 février. Au programme de la réunion qui rassemble notamment les cinq pays concernés par la lutte contre le djihadisme au Sahel (Niger, Mali, Burkina Faso, Tchad et Mauritanie), un bilan d’un an de guerre. Il sera question également de la présence française. Actuellement plus de 5.000 militaires sont présents sur place dans le cadre de l’opération Barkhane. La France hésite à maintenir cette force en l’état ou au contraire de la diminuer alors que se met en place la force d’intervention européenne, la force Takuba. 

Autre question qui devrait être abordée, celle de savoir si les États africains concernés doivent oui ou non négocier avec les djihadistes afin de faire revenir la paix, ainsi que celle des investissements à réaliser pour venir en aide aux populations reculées dans cette zone.

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