Chaque semaine, cinq infos du monde garanties sans Covid-19. Ce vendredi 18 décembre, l'actualité internationale nous emmène aux États-Unis et plus précisément à Washington, à la Maison-Blanche, où Donald Trump, le président sortant, rumine sa défaite dans une ambiance de fin de règne.

Battu par Joe Biden, Donald Trump n'a toujours pas digéré sa défaite.
Battu par Joe Biden, Donald Trump n'a toujours pas digéré sa défaite. © Getty / The Washington Post

Terré dans "la caverne de la Maison-Blanche", selon l’expression d’un ancien officiel, Donald Trump semble toujours dans le déni de sa défaite et rumine son échec.

D’humeur sombre, "il coupe court à toute conversation liée à ce qu’il fera quand il quittera les lieux", affirme un proche du président. Son épouse, Melania, se démène de son côté pour trouver un établissement scolaire pour leur fils, Baron.

Face à la réalité de sa défaite, Donald Trump s’est réfugié dans le mutisme. Fini les interventions publiques tapageuses, les 45e président des États-Unis communique avec l’extérieur par quelques tweets.

Il ne semble plus intéressé par les affaires du pays et limite ses interactions à un petit groupe de proches, de conseillers et d’officiels, comme Mike Pence, son vice-président, ou encore Mike Meadows, le secrétaire général de la Maison-Blanche.

Depuis le 3 novembre, Donald Trump n’a quasiment pas quitté la Maison-Blanche, sauf pour jouer au golf en Floride ou pour soutenir deux candidats républicains au Sénat en Géorgie.

L’un des rares dossiers qui retient son attention est l’élaboration d’une liste des grâces qu’il pourra accorder avant son départ le 20 janvier, notamment en faveur de certains de ses proches menacés par la justice.

Le président Trump n’a donc pas encore physiquement quitté la Maison-Blanche, mais déjà le New York Times, l’un de ses plus farouches opposants, s’interroge pour la suite, dans un éditorial intitulé : "Comment remettre sur pied la présidence après les dommages causés par Trump ?"

Sous la plume de Bob Bauer et de Jack Goldsmith, le quotidien new yorkais prône une réforme profonde de la gouvernance américaine.

"La force d’une présidence se mesure à sa capacité à conduire le pouvoir exécutif avec efficacité. Le bilan de l’irresponsabilité du leadership de Trump est lié à ses efforts incessants de défier ou de détruire des institutions contraignantes. Les réformes proposées devaient justement renforcer ces dernières, et qui légitiment les vastes pouvoirs présidentiels."

Comme si Donald Trump avait laissé derrière lui en quatre années au pouvoir, un champ de ruine politique et institutionnel.

En Birmanie, une femme violée gagne son procès contre des militaires

Thein Nu vient de remporter une bataille judiciaire de plusieurs mois en faisant condamner des militaires qui l’avaient violée.

Ses agresseurs ont écopé une peine de 20 ans de travaux forcés. Le crime remonte à juin 2020 dans le nord de l’État de Rakhine, théâtre d’affrontements entre l’armée birmane et des autonomistes locaux.

Âgée de 36 ans, cette mère de quatre enfants a osé porter plainte contre l’armée, l’une des institutions les plus puissantes dans le pays qui a tout d’abord accusé Thein Nu d’avoir inventé les faits.

À l’issue du verdict, elle s’est déclarée à la fois heureuse et triste, exhortant "toutes les filles de Rakhine qui ont souffert à dire la vérité au lieu d’avoir honte et de la cacher."

La chasse aux dirigeants du Tigré s’intensifie en Éthiopie

Les autorités d’Adis Abeba offrent des récompenses représentant plus de 200 000 euros en échange d’informations sur la localisation des dirigeants du Front de libération du peuple du Tigré (TPLF), un mouvement autonomistes basé dans le nord du pays.

Les chefs du TPLF se seraient réfugiés dans les montagnes depuis que la capitale du Tigré, Mekele, est tombée aux mains de forces gouvernementales. Les combats ont éclaté quand Adis Abeba a imputé une attaque contre des casernes de l’armée au TPLF.

Thaïlande, l’ONU s’inquiète du "crime de lèse-majesté"

Le Haut-Commissariat de l’ONU se dit "vivement préoccupé" de l’application de la législation de lèse-majesté à au moins 35 manifestants, dont un mineur de 16 ans. La nouvelle loi porte les peines de 3 à 15 ans d’emprisonnement.

Depuis l’été dernier, la Thaïlande a connu une vague de manifestations demandant une réforme de la monarchie, le départ du Premier ministre Prayut Cha-O-Cha issu d’un coup d’État en 2014 et une réécriture de la Constitution, jugée trop favorable à l’armée.

Une tête de la mafia arrêtée en Italie

Les carabiniers ont annoncé l’arrestation de Giuseppe Costa, un mafieux lié à l’un des pires crimes de Cosa Nostra. Il avait été condamné à la fin des années 1990 pour avoir participé à la séquestration du jeune fils d’un repenti, âgé de 12 ans. 

Pour punir son père qui avait décidé de collaborer avec la justice italienne, la mafia sicilienne avait enlevé son enfant qui avait été séquestré pendant deux ans dans des conditions épouvantables, avant d’être assassiné en janvier 1996.

Giuseppe Costra, qui a été interpellé dans la localité au nom funeste de Purgatorio (purgatoire), était poursuivi pour divers délits et malversations commis depuis sa sortie de prison pour le compte d’une famille mafieuse de Sicile.