Chaque semaine, cinq infos du monde garanties sans Covid-19. Ce vendredi 22 janvier, direction la Grande-Bretagne, où le Foreign Office refuse le statut d'ambassadeur au représentant de l'Union européenne Joao Vale de Almeida.

 Le Portugais João Vale de Almeida doit prendre ses nouvelles fonctions d'ambassadeur de l'Union européenne au Royaume-Uni le 1er février.
Le Portugais João Vale de Almeida doit prendre ses nouvelles fonctions d'ambassadeur de l'Union européenne au Royaume-Uni le 1er février. © AFP / Tolga Akmen

Le Portugais João Vale de Almeida doit prendre ses nouvelles fonctions d'ambassadeur de l'Union européenne auprès de la Couronne britannique le 1er février prochain. Nantie d'une trentaine d'employés et de fonctionnaires européens, la plus récente des ambassades de l'Union – Brexit oblige – prendra la suite de l'ancienne représentation de la Commission européenne à Londres.

Sauf que l'ambassadeur européen n'aura pas rang… d'ambassadeur, du moins pas totalement. Le Foreign Office, le ministère britannique des Affaires étrangères, insiste en effet pour que Joao Vale de Almeida et son équipe ne puissent bénéficier des privilèges et immunités normalement garantis aux diplomates, au titre de la convention de Vienne.

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L'argument – distillé par quelques fonctionnaires anonymes dans les colonnes de la presse britannique – veut que, l'Union européenne n'étant pas un État, celle-ci doit donc être traitée comme les autres institutions internationales telles que l'ONU, l'Otan, en ces matières. En particulier, le représentant européen ne présentera pas ses lettres de créance à la Reine.

Pure "mesquinerie" de la part des "Brexiters" de l'équipe Johnson, remarque le Conservateur Tobias Ellwood, patron de la commission de la Défense aux Communes. Du côté de l'Union européenne, on parle même d'hypocrisie ; on y fait valoir que les 142 autres représentations diplomatiques de l'Union  bénéficient toutes, sans exception, des garanties et statuts diplomatiques normalement réservés aux diplomates représentants des États et que Londres est parfaitement au courant de la chose.

Le porte-parole de la Commission Peter Stano remarque ainsi que le Royaume-Uni a été, du temps de son appartenance à l'UE, l'un des signataires du traité de Lisbonne établissant le réseau diplomatique de l'Union, lequel prévoyait de tels statuts pour ses représentants dans les États tiers.

La question devrait être discutée lundi par les ministres européens des Affaires étrangères.

Google menace de quitter l'Australie 

Par la voix de sa directrice des opérations en Australie, Mel Silva, en  audition devant le Sénat australien, le géant du net a prévenu qu'il se verrait dans l'obligation de couper tout accès au moteur de recherche bien connu si l'Australie poursuivait son projet de loi visant à taxer Google et autre Facebook pour leur utilisation et diffusion des informations et articles de presse locale. Les représentants de Facebook dans le pays ont émis de semblables menaces lors de la même audition au Sénat.

Les réactions politiques ont été immédiates, certains parlementaires dénonçant le "chantage" des deux sociétés américaines et le Premier ministre Scott Morrisson prévenant que les parlementaires ne céderont jamais sur le principe.

Au moment où Google proférait ces menaces en Australie, la société californienne signait en France un accord-cadre ouvrant la voie à la rémunération de la presse quotidienne française au titre du droit voisin, ce dérivé du droit d'auteur appliqué à la presse depuis 2019.

Le Honduras durcit encore sa loi anti-avortement

Le parlement du Honduras a approuvé jeudi une réforme constitutionnelle qui durcit l'interdiction de l'avortement, déjà l'une des plus strictes au monde : l'interruption de grossesse y est interdite, y compris en cas de viol ou d'inceste, de malformation grave du fœtus ou quand la vie de la mère est menacée. La Constitution révisée stipule désormais que toute interruption de grossesse "par la mère ou par un tiers" est "interdite et illégale", mais surtout que cette clause "ne pourra être réformée que par une majorité des trois quarts des membres du parlement".

La Russie envoie son gaz liquéfie au Japon en passant par l'Arctique

C'est une première en hiver : les méthaniers de la compagnie russe Novatek ont annoncé leur futur départ à destination du Japon traversant les banquises de l'Arctique pour livrer plusieurs milliers de tonnes de gaz naturel liquéfié (GNL) à l'archipel. Pour ce faire, les méthaniers de Novatek ont prévu de se frayer un chemin au travers de la banquise arctique grâce aux brise-glaces atomiques d'Atomflot... dont la location n'est pas donnée. Mais le jeu semble en valoir la chandelle.

Le prix du gaz liquéfié sur le marché Spot dans le nord Pacifique a en effet été multiplié par 18 en neuf mois et l'engorgement du canal de Panama bloque pour des semaines les acheminements américains, qui alimentent normalement le marché japonais.

Afghanistan : les Talibans veulent limiter la polygamie... pour une question d'image

Le leader Mullah Hibatullah a produit un décret demandant urgemment aux cadres du mouvement taliban d'éviter de prendre une seconde, une troisième voire une quatrième épouse (licite en Islam) ou, au moins, d'en demander l'autorisation à son supérieur hiérarchique. Le décret précise que "les larges sommes dépensées dans ces cérémonies de mariage invitent nos opposants à la critique".

La plupart des cadres talibans – y compris Mullah Hibatulah – ont au moins deux épouses. Le fondateur du mouvement, le mollah Omar, en avait trois.