Chaque semaine, cinq infos du monde garanties sans Covid-19. Ce vendredi 26 février, un nouveau rapt d'envergure dans une école du Nigeria. Plusieurs centaines d'adolescentes sont portées disparues après l'attaque de leur pensionnat dans une zone livrée aux groupes criminels et aux djihadistes.

Le 18 février dernier, des hommes armés ont enlevé des dizaines d'élèves et d'adultes dans cet établissement de Kagara, au Nigeria.
Le 18 février dernier, des hommes armés ont enlevé des dizaines d'élèves et d'adultes dans cet établissement de Kagara, au Nigeria. © AFP / Kola Sulaimon

Ce rapt est le dernier d'une série d'enlèvement d'adolescents perpétrés dans le centre et le nord-ouest du Nigeria par des groupes criminels, appelés localement des "bandits", qui terrorisent les populations, volent du bétail et pillent les villages. 

Le président nigérian Muhammadu Buhari a lancé une opération de sauvetage et des négociations avec les ravisseurs sont en cours, selon les autorités, mais les otages n'ont toujours pas été relâchés. Ces bandes criminelles sont en général motivées par l'appât du gain, mais certaines ont tissé des liens avec des groupes djihadistes comme Boko Haram.

Amnesty International a condamné cette attaque, déclarant que "les attaques d'écoles et les enlèvements d'adolescentes sont des crimes de guerre", tandis que l’Unicef appelait "les responsables de cette attaque à libérer les filles immédiatement" et "le gouvernement à prendre des mesures pour garantir leur libération en toute sécurité".

Royaume-Uni : déchue de sa nationalité, l’épouse d’un djihadiste ne pourra pas revenir plaider sa cause

Shamima Begum a 15 ans lorsque, en 2015, elle quitte le Royaume-Uni, où elle est née et a grandi, pour la Syrie. Sur place, elle épouse un djihadiste d'origine néerlandaise. Capturée et détenue par les forces démocratiques syriennes, elle est déchue en 2019 de sa nationalité britannique. Et c’est pour contester cette décision que, depuis, elle veut revenir dans son pays d’origine.

Un retour impossible, a jugé vendredi à l’unanimité la Cour suprême britannique. Selon ce jugement, tant que Shamima Begum sera considérée comme représentant un danger, elle ne pourra rentrer au Royaume-Uni contester la déchéance de nationalité. Dans les colonnes du Times, la jeune femme avait affirmé ne rien regretter, assurant avoir mené une vie "normale" à Rakka, ex-bastion de du groupe État islamique en Syrie.

Selon le président de la Cour Robert Reed, aucun élément n'a été apporté pour déterminer s'il est "possible ou approprié de s'assurer que Mme Begum soit arrêtée à son retour et inculpée". "On ne sait pas davantage si, en cas d'arrestation et d'inculpation, si elle resterait détenue, cela relève des tribunaux", a-t-il ajouté.

Syrie : des frappes américaines tuent 22 miliciens pro-Iran

Alors que Washington et Téhéran s’efforcent de remettre sur la table l’accord sur le nucléaire iranien, les forces américaines ont répliqué aux récentes attaques contre leur présence en Irak. Au moins 22 combattants issus des rangs des milices pro-iraniennes ont été tués lors de frappes dans l'Est de la Syrie. Une opération militaire "défensive", précise le porte-parole du ministère de la Défense américain, John Kirby. 

L'opération envoie un message sans ambiguïté : le président Biden protégera les forces américaines et celles de la coalition.

Les dernières attaques en Irak sont survenues après plusieurs mois d'un calme relatif, à la faveur d'une trêve acceptée par les factions pro-Iran face aux menaces des États-Unis de fermer leur mission diplomatique. Washington avait fait savoir que l'Iran serait tenu "responsable des actions de ses affidés qui attaquent des Américains", mais souligné que ses forces éviteraient d'alimenter une "escalade".

Espagne : l'ex-roi Juan Carlos règle ses dettes fiscales

L'ancien roi d'Espagne Juan Carlos, en exil à Abu Dhabi, a versé près de 4,4 millions d'euros au fisc afin de régulariser sa situation. Objectif : régulariser des manquements à ses obligations fiscales en lien avec des vols en jet privé, comme il avait déjà commencé à le faire en décembre dans un autre dossier qui lui vaut des poursuites judiciaires.

Mais pour le chef du gouvernement espagnol, qui dit manifester "le même sentiment que la majorité des Espagnols", c’est "la répulsion [qui prévaut] face aux conduites inciviques que nous avons appris à travers les médias". Mais Pedro Sánchez souligne que "ce qui est en question, c'est le comportement d'une personne", "pas une institution, ni le palais royal ni la couronne".

Il précise que "le roi actuel", Felipe VI, fils de Juan Carlos, "a marqué un avant et après en termes d'exemplarité, de transparence et de bon usage des deniers publics et a, en conséquence, tout [son] soutien".

Boeing : une nouvelle semaine noire pour l’avionneur américain

Après l’explosion et l’incendie, le 20 février, du réacteur d'un Boeing 777 d’United Airlines dans la foulée de son décollage de Denver, aux États-Unis, c’est un "triple 7" de la compagnie russe Rossiya qui a connu, ce vendredi, un problème de moteur entraînant un atterrissage d'urgence à Moscou.

Un nouveau coup pour l’image de l’avionneur américain, même s’il est difficile de faire le lien entre les deux incidents, qui portent sur des modèles d’avions distincts (777-200 pour United, 777-300ER pour Rossiya) et des moteurs différents (PW4000 pour United, GE90 pour Rossiya), avec des niveaux de gravité incomparables (tous les avions du même type que celui d’United ont été cloués au sol, celui de Rossiya a redécollé peu après).

Les pannes moteurs ne sont pas rares dans l'aviation civile et les appareils sont certifiés pour voler plusieurs heures sur un moteur le temps de rallier un aéroport. Le danger potentiel intervient surtout en cas d'explosion du moteur, dont des débris peuvent endommager le reste de l'avion.