Conférence de Paris
Conférence de Paris © MaxPPP / STEPHANE DE SAKUTIN

28 ministres d'Etat ou représentants d'organisations internationales, dont le Secrétaire général de l'ONU Ban Ki-Moon, sont réunis à Paris ce vendredi. Une initiative lancée par le ministre français des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault qui a pour objectif de replacer le processus de paix au cœur du calendrier international et d’inciter Israéliens et Palestiniens à reprendre un jour les négociations. Les deux parties n’ont pas été invitées à Paris car il s’agit là deréaffirmer l’engagement de la communauté internationale pour une solution à deux Etats , la seule considérée comme viable pour résoudre le conflit.

À l’ouverture de la Conférence, François Hollande a expliqué pourquoi il ne faut pas laisser de côté ce conflit dans une région chaque jour plus instable.

Quand le statu quo s’installe, quand les violences se multiplient, il y a des risques sérieux pour que le terrorisme puisse y trouver son terreau le plus fertile . C’est vrai que certains tirent argument du chaos dans la région pour se désintéresser de la question Israël-Palestine. Je pense, au contraire, que ces changements rendent d’autant plus urgente une résolution du conflit et queles bouleversements régionaux créent des obligations nouvelles pour la communauté internationale et pour rechercher la paix, a déclaré le président de la République ce vendredi matin.

L’intérêt est donc de trouver de nouvelles pistes pour la paix et d’en présenter les avantages qu’Israéliens et Palestiniens auraient à en tirer .

Le "choix courageux de la paix" n’appartenant qu’à elles, comme l’a précisé François Hollande, "nous ne pouvons nous substituer" aux parties au conflit.

Pour la diplomatie française, il s’agit aussi d’occuper un espace abandonné par les Etats-Unis depuis deux ans , lors de la dernière tentative de paix menée par John Kerry.

Les territoires d'Israël et de Palestine
Les territoires d'Israël et de Palestine © Visactu

L’OLP (Organisation de libération de la Palestine) voit dans cette initiative française "une lueur d’espoir " et attend "un cadre clair, avec des paramètres définis, pour que les négociations reprennent" comme l’a expliqué Saëb Erakat, numéro deux de l’OLP au journal israélien Haaretz.

De son côté, Israël esthostile au projet et demande une négociation directe avec les Palestiniens , sans intervention internationale. Le ministre israélien des Affaires étrangères a prédit jeudi, veille de l’ouverture de la conférence, l’échec de la démarche.

►►►Réécoutez l'interview d'Aliza Bin-Noun, ambassadrice d'Israël en France, invitée de France Inter le 31 mai dernier ici.

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