Selon l'Elysée, Pierre Moscovici devrait être désigné commissaire européen
Selon l'Elysée, Pierre Moscovici devrait être désigné commissaire européen © Reuters

A Bruxelles, les chefs d'Etat, membres de l'Union européenne, ne sont pas parvenus à un accord ce mercredi afin de déterminer le nom des futurs dirigeants de l'exécutif européen. Ils devraient se retrouver le 30 août prochain pour attribuer les postes de cette nouvelle équipe.

Presque un mois et demi après les élections européennes, les chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE, ne parviennent toujours pas à s'entendre. L'une des discussions qui achoppent concerne l'ancien ministre français de l'Economie, Pierre Moscovici. Le Président français François Hollande souhaite obtenir pour lui le poste de commissaire aux Affaires économiques et financières. L'Allemagne n'est pas très enthousiaste dans la mesure où lorsqu'il était à Bercy, Moscovici n'est pas parvenu à ramener le déficit en dessous de la barre des 3% du PIB comme le demandait Bruxelles.

L'Elysée a de son côté quasiment "prédésigné" l'ancien locataire de Bercy comme commissaire dans une communication ce jeudi matin.

Echange de bons procédés entre la France et l'Allemagne

Il s'agirait d'un échange donnant-donnant puisque Hollande souhaite imposer Moscovici à l'Allemagne en échange de son soutien à la nomination de la Première ministre danoise, Helle Thorning-Schmidt, 47 ans, soutenue par l'Allemagne, à la présidence du Conseil européen, mêmes si son pays n'appartient pas à la zone euro, ce qui avait suscité les réserves de la France au départ.

Autre difficulté, la candidature de la ministre italienne des Affaires étrangères Federica Mogherini au poste de porte-parole de la diplomatie commune qui suscite l'opposition de plusieurs Etats d'Europe centrale et orientale.

La Pologne et les Etats baltes lui reprochent d'être inexpérimentée et trop clémente à l'égard de la Russie dans la crise ukrainienne.

Débat autour du chef de la diplomatie

Le chef de la diplomatie polonaise Radoslaw Sikorski et la bulgare Kristalina Georgieva, actuelle commissaire au développement, sont deux autres candidats possibles à ce poste.

Jean-Claude Juncker étant membre du camp conservateur, l'équilibre politique voudrait que le futur chef de la diplomatie européenne soit issu de la gauche, comme l'a souligné le président français François Hollande, soutenu par la chancelière allemande Angela Merkel. Les deux candidats représentants de l'Europe centrale et de l'est sont membres de partis de centre-droit. Alors Federica Mogherini est membre du Parti démocrate italien (centre-gauche).

Pas de débats trop houleux en vue au sujet de la présidence permanente de l'Eurogroupe puisque le ministre espagnol des Finances Luis De Guindos est favori.

Jean-Claude Juncker, devra entamer début août la formation de sa nouvelle équipe à partir des candidatures soumises par les Etats membres.

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