Le tableau a été dénoncé par un visiteur mécontent
Le tableau a été dénoncé par un visiteur mécontent © Maxppp

Un peintre russe a préféré quitter la Russie (pour la France) après la saisie de l'un de ses tableaux: une représentation du président russe Vladimir Poutine et de son Premier ministre Dmitri Medvedev en petite tenue (féminine).

Prendre une photo de Vladimir Poutine torse nu et en pleine chasse, passe encore. Mais le représenter couvert d'une nuisette, recoiffant minutieusement la chevelure d'un Dmitri Medvedev en soutien-gorge, non. Le tableau, dénoncé "par un citoyen qui a estimé que les tableaux exposés étaient en infraction avec la législation russe" (selon le porte-parole de la police), a fini sous clé, mardi dernier, saisi par la police locale.

Les policiers sont arrivés armés de kalachnikov dans un "Musée du pouvoir" inauguré mi-août dans le centre de Saint-Pétersbourg. Un bâtiment aujourd'hui inaccessible.

Le peintre en fuite

L'auteur de la peinture, lui, a préféré fuir le pays pour tenter de rejoindre la France. "Les experts examinent actuellement" les toiles saisies, selon la police M. Steptchenko. Même si, a priori, on ne sait rien pour l'instant de la loi que l'exposition a bien pu violer.

Il pourrait s'agir de la toute récente loi interdisant la "propagande homosexuelle devant des mineurs", promulguée par le président Poutine.

Un autre tableau dépeint le député Vitali Milonov, auteur de la loi controversée, devant un drapeau aux couleurs arc-en-ciel. C'est d'ailleurs ce dernier qui aurait dénoncé l'exposition après l'avoir visitée, selon le fondateur du musée.

Le député Milonov a expliqué qu'il ne voulait pas être peint "avec un drapeau brandi par des pervers et des sodomites séropositifs".

La correspondance à Moscou de Pierre Ludwig

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