Clayton Lockett
Clayton Lockett © Reuters

C'est après quarante minutes d'agonie que Clayton Lockett, condamné à mort en Oklahoma, est décédé mardi soir, après l'expérimentation d'un nouveau cocktail létal

Quelques minutes après le début de l'exécution, le prisonnier a sombré dans un état de souffrance, très agité, le corps tremblant, soulevant les épaules de la table d'exécution et prononçant des grognements et des mots incompréhensibles, selon la presse locale.

Clayton Lockett est mort, 43 minutes après le début de son exécution d'une "crise cardiaque foudroyante", selon la prison, et alors que les trois médicaments prévus par la procédure avaient été injectés.

Le directeur a alors décrété le report de l'exécution du deuxième condamné Charles Warner, qui était prévue juste après.

L'Oklahoma avait programmé mardi soir une double exécution, en dépit des appels répétés des deux condamnés qui réclamaient des informations sur le nouveau protocole d'injection létale mis en place par les autorités pénitentiaires qui juste ici n'a jamais été testé.

Depuis le refus des fabricants européens de fournir l'anesthésiant le plus courant (pentobarbital) pour des exécutions, plusieurs États américains ont fait appel à des préparateurs en pharmacie, qui ne sont pas homologués au niveau fédéral, ce qui entraîne une multiplication des recours judiciaires d'avocats qui craignent que leurs clients ne succombent dans des souffrances inconstitutionnelles.

Delphine Nyoule, une avocate belge, membre de la coalition nationale pour abolir la peine de mort aux Etats-Unis explique à Angélique Bouin que ce n'est pas la première fois que celà se produit

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