Choisies début janvier 2015 pour la dernière ligne droite, elles n’étaient plus que deux à concourir pour l’organisation des Jeux Olympiques d’hiver dans sept ans. C’est donc Pékin qui a remporté le duel.

La capitale chinoise était largement favorite. Et s’offre d’ores et déjà un titre : celui d’être la seule ville de l’histoire de l’olympisme à accueillir les Jeux Olympiques d’été (2008) et ceux d’hiver.

Ultime argumentaire

Ce vendredi matin, les deux villes ont eu droit à une dernière chance : les équipes ont retrouvé les 85 membres du CIO pour tenter de les convaincre avant leur vote à Kuala-Lumpur, en Malaisie. Chaque projet a eu droit à une présentation d’une quarantaine de minutes.

Les 11 membres de la délégation chinoise ont reçu le soutien par vidéo du président Xi Jinping qui a promis au CIO des "Jeux fantastiques, qui encourageront les échanges et la compréhension mutuelle entre les Chinois et les autres civilisations du monde ".

Pékin n’avait pas beaucoup de souci à se faire. Face à elle, le petit poucet Almaty, ex-capitale du Kazakhstan, avait moins d’arguments, mais faisait la promotion de Jeux à taille humaine. Toutes les épreuves se seraient déroulées dans un rayon de 40 kilomètres maximum, dans une région où la neige abonde et de nombreuses installations étaient déjà existantes.

Cette attribution n'enthousiasme pas les foules : les précisions de Laëtitia Bernard

Pékin 2022 : tout est à construire

A Pékin, en revanche, il reste énormément de travail. Il faut construire la plupart des installations. Et surtout, la neige n’est pas fréquente dans les zones de Yanqing et Zhangjiakou, ville partenaire située à 200 kilomètres au nord-ouest. Le plus haut responsable de cette province vient d’ailleurs de tomber pour corruption.

Cela soulève une question clef : celle des droits de l’Homme, qui se serait posée aussi si le Kazakhstan avait obtenu les Jeux de 2022. Les ONG ne cessent de dénoncent le piètre bilan de la Chine en la matière.

Mais des garanties ont été fournies au CIO assure le pays. Et le comité olympique se veut rassurant : "des garanties écrites ont été fournies sur les sujets suivants: droits de l'Homme, droit à manifester, liberté des médias à couvrir le déroulement des Jeux sans restrictions sur internet, droits du travail, déplacement de personnes et protection de l'environnement ".

Le CIO a par ailleurs choisi ce vendredi également Lausanne, en Suisse, pour accueillir les Olympiques d'hiver de la Jeunesse en 2020.

Les 24 olympiades d'hiver
Les 24 olympiades d'hiver © Radio France / Idé
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.