Pour la présidence américaine, Vladimir Poutine ne pouvait pas ignorer la provenance russe des piratages et des fuites qui ont perturbé la campagne présidentielle.

Les deux présidents ont échangé au sujet des piratages lors d'un sommet du G20 en septembre dernier
Les deux présidents ont échangé au sujet des piratages lors d'un sommet du G20 en septembre dernier © AFP / ALEXEI DRUZHININ / SPUTNIK

Le piratage de comptes e-mail sensibles, notamment ceux d'Hillary Clinton et de son directeur de campagne John Podesta révélés pendant la campagne électorale américaine par WikiLeaks, a-t-il été orchestrés par la Russie dans le but de faire gagner Donald Trump ?

Après qu'une note secrète de la CIA, révélée la semaine dernière par la presse américaine, a affirmé que les responsables de ces piratages sont liés au gouvernement russe, la Maison-Blanche attribue à son tour à Vladimir Poutine la responsabilité de ces attaques informatiques qui ont perturbé l'élection présidentielle.

"Nous devons agir et nous le ferons"

La sophistication du piratage, l'acharnement mené pendant plusieurs mois sur les mêmes comptes et les moyens employés ont convaincu les services de renseignement américains qu'il s'agissait d'un espionnage d'Etat, et que tout était supervisé au plus haut, au Kremlin. Un conseiller d'Obama affirme même ne pas pouvoir imaginer que Vladimir Poutine ne soit pas au courant.

Dans une interview à la radio publique NPR, le président américain ne va pas aussi loin, n'accuse pas directement son homologue russe mais promet des représailles : "Nous devons agir et nous le ferons au moment et à l'endroit que nous choisirons. Certaines actions peuvent être explicites et publiques, d'autre peuvent ne pas l'être. Monsieur Poutine est parfaitement au courant de mes intentions, parce que j'en ai parlé directement avec lui", a-t-il déclaré.

Un message à Donald Trump ?

C'est en septembre dernier, lors d'un sommet du G20, que les deux présidents ont en effet échangé à ce sujet. Parmi les représailles envisagées, les experts évoquent des fuites soigneusement organisées sur la fortune du président russe.

Mais le temps qu'il reste à Barack Obama à la Maison-Blanche limite la possibilité d'action. Cette fermeté est donc aussi un message à Donald Trump pour l'obliger à sortir de son déni : le président élu est aujourd'hui le seul ou presque à ne pas reconnaître l'implication de la Russie dans ce piratage.

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