tirs sur un convoi humanitaire dans la ville syrienne de homs
tirs sur un convoi humanitaire dans la ville syrienne de homs © reuters

L'évacuation des quartiers assiégés de la ville se poursuit, et s'accélère même : hier encore, seuls 80 personnes avaient pu être évacuées, elles sont aujourd'hui 500, selon le gouverneur de la ville. Une évacuation sous haute tension malgré la trêve.

Contrôlée par les rebelles, la Vieille Ville de Homs, dans le centre-ouest de la Syrie, est assiégée depuis un an et demi par les forces gouvernementales syriennes.

L'équipe de l'Onu et du Croissant-Rouge arabe syrien a également pu livrer de l'aide humanitaire à la population civile bloquée dans le centre, a précisé le gouverneur qui a ajouté que les opérations d'évacuation se poursuivaient.

Des tirs en marge de l'intervention humanitaire

Des véhicules du Croissant rouge syrien, qui transportaient de l'aide pour les quartiers assiégés de Homs, ont toutefois été la cible d'obus de mortier et de tirs. Alors même qu'une trêve a été déclarée sous l'égide de l'Onu pour évacuer les civils de la ville.Selon le Croissant-Rouge arabe syrien, des obus de mortier se sont abattus dans la matinée près des camions du convoi, qui ont également essuyé des tirs d'armes légères, malgré la trêve de trois jours conclue vendredi. Un conducteur a été légèrement blessé.

Comme souvent depuis le début du conflit, le régime accuse des factions rebelles et les rebelles accusent le régime. Difficile de savoir précisément qui n'a pas respecté la trêve.

Homs est assiégée depuis plus de 600 jours par l'armée syrienne, en particulier les quartiers tenus par les rebelles. Sur place, les civils sont toujours pris entre deux feux. Depuis le début de la trêve vendredi, plus de 80 habitants ont été évacués.

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.