Alexis Tsipras et Angela Merkel
Alexis Tsipras et Angela Merkel © STEPHANIE PILICK/EPA/MAXPPP / STEPHANIE PILICK/EPA/MAXPPP

Les négociations ont duré de longues heures samedi et dimanche, entre les ministres des Finances de la zone euro. A la sortie, toujours pas d'accord mais peut-être un nouveau délai de trois jours pour faire passer des mesures d'austérité supplémentaires. Le texte a été présenté aux chefs d'Etat des 19 pays de l'Eurogroupe.

Les responsables européens estiment que la Grèce a besoin de 82 à 86 milliards d'euros d'aide supplémentaire, dont 7 milliards immédiatement et plus de 20 milliards d'ici mi-août.

Les ministres des Finances de la zone euro se divisent en deux groupes : d'un côté, ceux qui refusent de conclure un accord "à tout prix", comme Angela Merkel ; de l'autre ceux qui refusent de voir la Grèce s'éloigner de l'union monétaire, avec la France en tête. Pour elle, ce serait un symbole de l'échec du projet européen.

Deux camps face à face

Au coeur du conflit, la confiance dans le gouvernement grec. Et notamment dans le Premier ministre, Alexis Tsipras qui avait fait campagne avec des arguments anti-austérité et qui semble aujourd'hui accepter ces mesures sévères. La chancelière allemande explique que la confiance et la fiabilité, essentielles dans la négociation, ont été perdues.

En face, la France oeuvre pour que la Grèce reste dans la zone euro. François Hollande assure vouloir "tout faire" pour aboutir à un accord. "L'enjeu, c'est l'Europe" explique le chef de l'Etat français.

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