François Hollande et Angela Merkel reçus par le président ukrainien Petro Porochenko.
François Hollande et Angela Merkel reçus par le président ukrainien Petro Porochenko. © Reuters

Angela Merkel et François Hollande ont quitté Moscou sans avoir obtenu de résultat vraiment concret après avoir rencontré les présidents ukrainien russe. Pour le président français, c'est pourtant l'une des "dernières chances" pour la paix en Ukraine.

Dans un discours à Tulle, François Hollande a assuré qu'il faisait "tout, avec la chancelière" Angela Merkel pour qu'il y ait un accord sur l'Ukraine. Un nouvel entretien téléphonique à quatre, est programmé dimanche après-midi, entre lui-même, la chancelière allemande, le président russe et le chef de l'Etat ukrainien Petro Porochenko.

Si nous ne parvenons pas à trouver non pas un compromis mais un accord durable de paix, nous connaissons parfaitement le scénario, il a un nom, il s'appelle la guerre.

L'Otan s'impatiente

Une guerre déjà envisagée par le commandant en chef de l'Otan, qui estime toutefois qu'il n'est pas question d'envoyer des troupes sur place.

"Je ne pense pas que nous devions écarter l'option militaire", explique le général Philip Breedlove, qui privilégie plutôt la livraison d'armes et de matériel plutôt qu'un envoi de troupes. Quelques heures après la fin du voyage diplomatique franco-allemand, l'heure n'est pas vraiment à l'optimisme. D'autant que le patron de l'Otan juge "totalement inacceptables" les propositions de Vladimir Poutine pour l'est de l'Ukraine.

Après cinq heures de discussions "substantielles et constructives" avec Vladimir Poutine, François Hollande et Angela Merkel ont en effet quitté Moscou vendredi soir sans promesse de cessez-le-feu dans la région. Les pays occidentaux (y compris François Hollande dans sa conférence de presse jeudi dernier) accusent toujours Poutine de financer, armer et épauler militairement les séparatistes.

En ce moment, un travail est en cours pour préparer le texte d'un éventuel document conjoint sur la mise en oeuvre des accords de Minsk, un document qui mentionnerait les propositions faites par le président ukrainien et celles formulées et ajoutées aujourd'hui par le président Poutine.

(Dmitri Peskov, porte-parole du Kremlin)

Pour les dirigeants russe, français et allemand, ce n'est pas un échec, loin de là, Marc Crépin

Samedi matin, le président ukrainien Petro Porochenko s'est dit, du bout des lèvres, optimiste sur les chances de réussite de la proposition de paix franco-allemande.

François Hollande et Angela Merkel n'ont fait aucune déclaration avant de quitter Moscou. Le conflit a fait plus de 5.000 morts depuis avril menace de se transformer en "guerre totale".

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