Le 8 mai 1945 à Sétif
Le 8 mai 1945 à Sétif © Vikoula5 / Vikoula5

Mai 1945, Mai 2015 : il y a 70 ans, la ville algerienne de Sétif plongeait dans la violence, l'horreur et le sang. Jean-Marc Todeschini, le sécrétaire d'Etat chargé des Anciens combattants a fait le déplacement.

Dans un entretien accordé à l'agence Algérie presse service (APS), Jean-Marc Todeschini a souligné qu'il s'agissait d'une première pour un ministre français. Il devait déposer une gerbe de fleurs devant la stèle commémorative de la première victime algérienne de la répression des manifestations du 8 mai 1945 :

Ce dimanche, pour la première fois, à la parole viendra s'ajouter le geste, traduction concrète de l'hommage de la France aux victimes et de la reconnaissance des souffrances infligées. L'histoire partagée entre la France et l'Algérie ne s'est pas écrite qu'entre 1954 et 1962, mais aussi sur les champs de bataille de la grande guerre et dans les rangs de la France

Jean-Marc Todeschini a appelé, "sans rien oublier des victimes, des drames qui nous ont opposés", à "voir ce qui nous rassemble, ce que nous partageons et qui peut nous aider à avancer".

Yves Izard a assisté à la cérémonie

Tandis que la France célébrait le 8 mai 1945 la victoire des Alliés sur l'Allemagne nazie, des nationalistes avaient défilé, drapeaux algériens à la main, à Sétif, Guelma et Kheratta, dans l'est de l'Algérie. La répression des manifestations, considérées comme les prémices de la guerre d'indépendance, fit plusieurs milliers de morts parmi les Algériens. Une centaine d'Européens furent également tués. À une question sur la reconnaissance officielle des massacres du 8 mai 1945 à Sétif, le secrétaire d'Etat français a répondu que "cette reconnaissance officielle a eu lieu, dans des termes très solennels, lors du discours prononcé par le président François Hollande devant le parlement algérien le 20 décembre 2012".

Le président français avait reconnu "les souffrances que la colonisation avait infligé" aux Algériens et dénoncé un "système colonial profondément injuste et brutal".

Jean-Marc Todeschini inscrit sa démarche dans la continuité de la politique de François Hollande vis-à-vis de l'Algérie

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