Barack Obama a évoqué mardi le financement des pro-russes par la Russie
Barack Obama a évoqué mardi le financement des pro-russes par la Russie © maxppp

Les renseignements américains n'ont pas de preuves directes contre Moscou mais seulement de forts soupçons quant à l'implication des pro-russes dans le crash du MH17.

Le secrétaire d’état américain, John Kerry, a-t-il parlé un peu trop vite en affirmant dimanche détenir des preuves de l’implication de Moscou dans le crash de l’avion de la Malaysia Airlines ? Les services de renseignements américains, se sont montrés plus prudents hier mardi.

Des renseignements américains prudents

Ils considèrent que la Russie est certes responsable d’avoir "créé les conditions" qui ont conduit à l’incident, mais ils ne peuvent pas prouver que Moscou a participé de manière directe ou indirecte à l’attaque.

On attendait des services de renseignements américains des preuves mais pour le moment ces preuves ne sont que des hypothèses.

"Nous ne savons pas qui a tiré sur l'avion. Nous n'avons pas de noms et nous ne sommes pas en mesure de dire si des Russes ont tiré le missile ou s'ils étaient présents au moment du tir", confient des responsables du renseignement sous couvert d'anonymat.

L'implication des Russes

Par ailleurs, impossible pour eux de prouver que des Russes ont fourni le système de missile ou qu'ils ont formé les rebelles à l'utiliser. Malgré cette absence de preuve directe, d'après eux la thèse la plus plausible est que des séparatistes mal entraînés ont abattu l'avion par erreur. Les responsables s'appuient sur des photos et des vidéos postées sur les réseaux sociaux avant et après l'attaque.

Des photos et des vidéos

Ces documents ne sont pas tous authentifiés par les services du renseignement américain. En revanche, ils confirment que des armes venant de Russie, notamment des tanks et des lance-roquettes, parviennent aux rebelles depuis plusieurs semaines et continuent de leur parvenir après le crash de l'avion.

Ce qu'on sait de la fin du vol MH17
Ce qu'on sait de la fin du vol MH17 © Idé
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