Nouvelles sanctions d'Obama contre des dirigeants russes
Nouvelles sanctions d'Obama contre des dirigeants russes © Reuters

Barack Obama s'est une nouvelle fois inquiété vendredi de la concentration de troupes russes sur la frontière orientale de l'Ukraine et a demandé leur retrait à Vladimir Poutine, qui s'est félicité de la puissance retrouvée de son armée laquelle, selon lui, a réussi le "test" de l'annexion de la Crimée.

Le président américain a achevé une tournée en Europe qui lui a permis de discuter avec ses alliés des éventuelles sanctions supplémentaires qui pourraient être adoptées à l'encontre de Moscou.

Pour l'instant, les pays du G7 (Etats-Unis, Allemagne, France, Grande-Bretagne, Italie, Japon et Canada) s'en tiennent à une position d'attente et n'agiront que si le maître du Kremlin tente de pousser son avantage dans les régions est et sud-est de l'Ukraine abritant une importante communauté russophone.

En marge d'un déplacement au Vatican, Barack Obama a déclaré :

Nous avons assisté à une concentration de troupes le long de la frontière (de l'Ukraine) sous le prétexte de manoeuvres militaires.

Selon lui, cette démonstration de force vise à intimider les nouvelles autorités ukrainiennes mais elle pourrait témoigner d'autres objectifs. "Ce n'est pas ce que les Russes feraient normalement", a-t-il dit. "Il est possible qu'ils (les Russes) aient d'autres projets".

"Un retour des pratiques de la Guerre froide"

Les Occidentaux étudient la possibilité de sanctions ciblées contre certains secteurs de l'économie russe, dont celui de l'énergie, mais pour l'instant aucune décision n'est prise laissant supposer que le rattachement de la Crimée à la Fédération de Russie est acquis.

Pour Obama, son homologue russe cherche à ranimer un état d'esprit qui prévalait pendant la Guerre froide. "Vous pouviez supposer qu'après deux décennies (depuis la fin de l'URSS), les dirigeants russes avaient pris conscience du fait que le chemin de l'avenir ne passait pas par un retour à des pratiques qui prévalaient pendant la Guerre froide", a dit le chef de la Maison blanche.

Poutine satisfait de la "puissance retrouvée"de son armée

Fidèle à l'attitude qu'il a adoptée depuis le début de la crise, Poutine n'a tenu aucun compte des appels de l'étranger et a même jugé que l'annexion de la Crimée apportait la preuve de la puissance retrouvée de l'armée russe.

"Les récents événements en Crimée constituaient un test important", a dit le président russe lors d'une cérémonie retransmise à la télévision :

Ils ont démontré à la fois les nouvelles capacités de nos forces armées et la détermination élevée de nos soldats.

Poutine a félicité les militaires pour s'être rendus maîtres de la république autonome en évitant un "bain de sang". Le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou a confirmé que tous les soldats ayant rallié le camp des nouvelles autorités ukrainiennes avaient quitté la péninsule. Il a précisé que des drapeaux russes flottaient désormais sur toutes les institutions militaires locales.

Choïgou a promis que tous les navires de guerre, avions de chasse et équipements militaires saisis par l'armée russe seraient restitués à l'armée ukrainienne.

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