Vladimir Poutine et Emmanuel Macron ont évoqué par téléphone la crise entre l'Azerbaïdjan et l'Arménie, appelant à un arrêt complet des combats dans la région. Les deux dirigeants ont évoqué également la présence de mercenaire syriens ou libyens envoyés par la Turquie dans la région.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan à Istanbul, le 28 septembre 2020
Le président turc Recep Tayyip Erdogan à Istanbul, le 28 septembre 2020 © AFP / Mustafa Kamaci / ANADOLU AGENCY

De son côté, la Turquie dément avoir envoyé des mercenaires dans la région. Elle explique, la main sur le cœur, que tout cela est faux, et que son soutien à l'Azerbaïdjan s'inscrit dans le projet turc d'union des peuples turcophones.

Cependant, différentes sources disent exactement le contraire : des photos de mercenaires syriens envoyés dans le Haut Karabakh circulent, et le quotidien britannique The Gardian a publié une enquête qui prouverait que des rebelles syriens auraient été embauchés par une société turque, avec pour mission de rejoindre la région pour y faire la guerre.

Plusieurs milliers de combattants

Si c'est vrai, il faut savoir que ces mercenaires payés par les Turcs sont ceux qui sont passés de Syrie en Libye. On parle de plusieurs milliers de combattants, qui seraient notamment sunnites, pour une intervention en pays chiite.

L'intérêt, expliquent les spécialistes du sujet, c'est que ces mercenaires permettraient au président Erdogan d'être présent en Azerbaïdjan sans mettre en avant son armée.

Ce n'est pas tout : la Turquie est aussi accusée par les Arméniens d'avoir envoyé des avions de combats. Un F16 aurait même été abattu... Une information complètement fausse, selon les autorités turques.

La Turquie, le seul pays à ne pas demander de cessez-le-feu

Ce qui est certain c'est que la Turquie est très active. Elle est d'ailleurs le seul pays à ne pas demander de cessez-le-feu. Et depuis le début des hostilités, Ankara ne cesse d'avoir des déclarations inquiétantes : oui, la Turquie fera le nécessaire si l'Azerbaïdjan lui demande une aide militaire ; oui, la Turquie est déterminée à aider l'Azerbaïdjan a recouvrer ses terres occupés ; oui  la Turquie soutient l'Azerbaïdjan...

Une intervention militaire directe turque constituerait un tournant majeur, et une internationalisation du conflit.

La situation dans le Haut-Karabakh au 1er octobre 2020
La situation dans le Haut-Karabakh au 1er octobre 2020 © Radio France / Chadi Romanos
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.