Des milliers de manifestants en Israël contre la violence
Des milliers de manifestants en Israël contre la violence © REUTERS/Baz Ratner / REUTERS/Baz Ratner

Une jeune fille poignardée à mort lors de la Gay Pride, un bébé palestinien brûlé dans l'incendie d'une maison en Cisjordanie... Depuis moins d'une semaine, des juifs ultra-orthodoxes troublent l'équilibre précaire entre Israël et la Palestine.

Une adolescente israélienne de 16 ans blessée au cours de l'attaque à l'arme blanche jeudi contre la Gay Pride de Jérusalem par un ultra-orthodoxe juif a succombé aujourd'hui à ses blessures, rapporte la police israélienne.

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Cinq autres personnes ont été blessées. Le suspect arrêté par la police a déjà condamné à une peine de prison pour une agression du même genre commise voici dix ans.

Pour Leïla Shahid, l'ancienne ambassadrice de la Palestine à Bruxelles auprès de l’Union européenne, de la Belgique et du Grand Duché du Luxembourg, Benyamin Netanyahu est responsable de la situation.

Des milliers de manifestants en Israël contre la violence

Plusieurs milliers d'Israéliens ont manifesté samedi dans tout le pays contre la violence. D'importants rassemblements ont été organisés à Jérusalem et à Tel Aviv tandis que des manifestations plus modestes ont eu lieu dans tout le pays. Cette agression, a dit le Premier ministre Benjamin Netanyahu à propos de la gay pride dans un message vidéo préenregistré à destination des manifestants, visait "tous nos enfants" :

Ce qui s'est passé à Jérusalem va à l'encontre de l'esprit (du peuple) juif. [...] Il y a des extrêmes, des éléments meurtriers dans toute société et, c'est malheureusement vrai même parmi nous, mais une société et son Etat sont jugés sur la façon d'agir du public en général et de ses dirigeants [...] Nous continuerons à diriger notre pays contre la haine et l'homophobie", a déclaré le chef du gouvernement.

À la manifestation de Tel Aviv, l'ancien président Shimon Peres a déclaré qu'un sentiment contre les minorités avait été autorisé à se développer parmi les éléments extrêmes de la société israélienne. "Cela ne devrait surprendre personne que quand certains qualifient la parade gay de défilé d'animaux, une fille de 16 ans soit poignardée", a déclaré Shimon Peres. "Ceux qui incitent (à la haine) contre les Arabes d'Israël ne doivent pas être surpris que des églises et des mosquées soient incendiées et qu'un bébé soit brûlé en pleine nuit", a dit l'ancien président, à propos de l'incendie criminel contre le domicile d'une famille palestinienne en Cisjordanie, qui a coûté la vie à un bébé de 18 mois et a sévèrement brûlé plusieurs membres de la faille.

Le ministre de l'Energie Yuval Steinitz a été accueilli par des sifflets pour son discours à Tel Aviv. Le ministre de l'Éducation et chef du parti ultranationaliste Le Foyer juif Naftali Bennett avait été prié de ne pas participer en prévision d'un accueil qui s'annonçait hostile.

Les mesures du gouvernement pour endiguer les violences des fanatiques israéliens

Le cabinet de sécurité du gouvernement israélien a autorisé les détentions sans procès d'auteurs présumés d'attaques et de violences contre les Palestiniens. Cette décision répond à l'émoi provoqués par la mort d'un bébé palestinien de dix-huit mois brûlé vif vendredi dans l'incendie de la maison de sa famille, en Cisjordanie. Les "détentions administratives", étendues désormais aux Israéliens, étaient jusqu'à présent utilisées fréquemment contre des militants palestiniens présumés. Mais l'attaque de vendredi, dans laquelle les parents et un frère du petit garçon ont été grièvement blessés, a provoqué l'effroi.

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