Vers une victoire de l'armée irakienne à Ramadi
Vers une victoire de l'armée irakienne à Ramadi © Sipa

La victoire de l’armée irakienne à Ramadi semble imminente. Dimanche, après plusieurs jours de violents combats, les derniers combattant de l’organisation État Islamique ont quitté le complexe gouvernemental qu'ils occupaient dans cette ville située à 100 km de Bagdad.

Même si les forces irakiennes doivent d’abord nettoyer la zone des mines et des engins explosifs laissée par les djihadistes, dans de nombreuses villes du pays, des Irakiens ont célébré ce qu’ils considèrent comme une victoire face au groupe État Islamique.

En prenant Ramadi en mai dernier, Daech avait remporté une bataille majeure. La ville se trouve à 130 kilomètres seulement de Bagdad. Elle occupe une position stratégique, à la fois sur l'Euphrate et sur l'autoroute qui relie la capitale irakienne aux frontières jordanienne et syrienne.

Ramadi, surtout, c'est la capitale de l'immense province d'Al-Anbar , un fief sunnite, essentiellement désertique, mais qui s’étend jusqu'à la Syrie. Or, de l'autre côté de la frontière, c'est la province de Deir Ezzor, dont les djihadistes contrôlent les champs pétroliers. Une continuité territoriale importante pour le groupe d'Abou Bakr el Baghdadi. Pour nombre d'analystes, il ne sera pas possible de défaire le groupe État Islamique sans l'avoir chassé de Ramadi et de toute la province d'Al-Anbar.

Mais la reprise du complexe stratégique de la ville ne signe peut-être pas pour autant le contrôle total de la ville. L'offensive s'est déjà avérée plus compliquée que prévu. La résistance est forte, des combattants pourraient s'être cachés dans les tunnels et se servir de la population comme bouclier humain.

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