La coalition est dubitative sur les véritables intentions de Vladimir Poutine
La coalition est dubitative sur les véritables intentions de Vladimir Poutine © Reuters

Le président français reçoit ce vendredi à Paris son homologue russe pour discuter du conflit syrien, sur fond de polémique sur les cibles de l'aviation russe qui a mené la veille de nouvelles frappes en Syrie.

Alors que la Russie a mené jeudi pour la deuxième journée des frappes en Syrie contre les opposants au régime de Bachar al-Assad, Vladimir Poutine sera reçu ce vendredi à Paris par François Hollande . Le chef de l'Etat français s'entretenir avec son homologue notamment sur la Syrie, avant un sommet destiné à relancer le processus de paix en Ukraine.

Il faut que ce soit bien contre Daech que les frappes se fassent, toutes les frappes d'où qu'elles viennent : c'est Daech qu'il faut viser et pas d'autres

"C'est Daech qu'il faut viser et pas d'autres" en Syrie, avait réclamé jeudi le président. "Il faut que ce soit bien contre Daech que les frappes se fassent, toutes les frappes d'où qu'elles viennent : c'est Daech qu'il faut viser et pas d'autres", avait –il poursuivi, faisant allusion à la polémique qui ne cessait d’enfler depuis les premiers bombardements russes mercredi.

La coalition doute des véritables intentions de Vladimir Poutine

La Russie est en effet entrée mercredi dans le conflit syrien en menant des bombardements contre le groupe Etat islamique mais aussi "les autres groupes terroristes" qui s'opposent au régime de Bachar al-Assad. L'organisation terroriste n’étant pas présente dans plusieurs des zones visées par les avions russes, de nombreuses voix se sont élevées, accusant Vladimir Poutine de venir en aide à son allié traditionnel Bachar al-Assad, allié clé de Moscou au Moyen Orient.

Moscou veut associer Damas par un projet de résolution

Parallèlement à son action militaire, la Russie a distribué au Conseil de sécurité de l'ONU un projet de résolution antiterroriste qui associerait Damas à une coalition internationale élargie contre les jihadistes. Les Etats-Unis, la France et le Royaume-Uni excluent de coopérer avec Assad, qualifié de "tyran" par le président Barack Obama qui s'était entretenu lundi à l'ONU avec Vladimir Poutine.

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