arrestation à nice d’une candidate au djihad en syrie et de son recruteur présumé
arrestation à nice d’une candidate au djihad en syrie et de son recruteur présumé © reuters

Les États-Unis et des "pays partenaires" ont mené les premiers raids aériens contre des positions de l'organisation État islamique en Syrie. La France n'y a pas pris part.

"Je peux confirmer que l'armée américaine et les forces de pays partenaires mènent des activités militaires contre les terroristes de l'État islamique en Syrie avec des avions de chasse, des bombardiers et des missiles Tomahawk d'attaque au sol", a déclaré le contre-amiral John Kirby, porte-parole du département de la Défense.

Ces frappes sont présentées comme les plus intenses depuis le début des opérations militaires. Les explications de Frédéric Carbonne, le correspondant de France Inter à Washington

L'Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, la Jordanie et Bahreïn ont participé à ces raids. Le Qatar y a également contribué, mais pas directement, selon les premières informations. La France n'y a pas pris part. À Washington, on parle en outre d'une vingtaine de cibles potentielles, dont certaines ont donc été visées par des missiles Tomahawk tirés d'au moins un bâtiment de l'US Navy.

Plusieurs dizaines de combattants du groupe État islamique ont été tués ou blessés dans ces raids à Rakka, fief du mouvement djihadiste en Syrie, et dans ses environs, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

Après l'Irak, les USA s'impliquent directement en Syrie

Ces frappes ont débuté quelques heures avant l'arrivée de Barack Obama à New York pour l'Assemblée générale de l'Onu. Il ne manquera pas l'occasion d'appeler à l'élargissement de la coalition qu'il a entrepris de rassembler pour éradiquer le groupe État islamique. Elle réunit pour le moment une quarantaine de pays.

Le président des États-Unis doit par ailleurs présider mercredi une séance du Conseil de sécurité consacrée au problème des candidats au djihad. Elle devrait donner lieu à l'adoption d'une résolution invitant les États membres de l'Onu à "prévenir et à empêcher" leurs déplacements.

►►► À LIRE AUSSI | Algérie : un Français otage des islamistes

Sa décision d'intervenir militairement en Syrie, pays en proie à la guerre civile depuis trois ans, illustre la gravité de la menace que représente l'organisation État islamique aux yeux du gouvernement américain, qui s'était jusqu'ici gardé de toute implication directe.

Il y a un an, le président des États-Unis avait failli ordonner des frappes aériennes en représailles à des bombardements à l'arme chimique imputés aux forces gouvernementales qui ont fait de nombreuses victimes civiles dans la périphérie de Damas, fin août 2013. Il y a finalement renoncé après la conclusion d'un accord sur le démantèlement de l'arsenal chimique syrien.

La présence de l'État islamique en Syrie et en Irak
La présence de l'État islamique en Syrie et en Irak © radio-france
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.