Une voiture piégée visant un convoi militaire a fait au moins 28 morts.
Une voiture piégée visant un convoi militaire a fait au moins 28 morts. © MaxPPP

Une voiture piégée visant un convoi militaire a fait au moins 28 morts et 61 blessés mercredi soir en plein centre d'Ankara.

Mehmet Kiliçlar, gouverneur de la capitale turque, a expliqué que cette attaque a visé des bus de l'armée près de la place Kizilay, où sont localisés de nombreux ministères, l'état-major des armées et le parlement.

Pour le moment, cet attentat n'a pas été revendiqué même si le président Recep Tayyip Erdogan a immédiatement promis de riposter :

Que l'on sache que la Turquie n'hésitera pas à recourir à tout moment, à tout endroit et en toute occasion à son droit à la légitime défense.

De son côté, le vice-Premier ministre et porte-parole du gouvernement Numan Kurtulmus, a assuré qu’il n’avait encore aucune information sur les auteurs de cette attaque. Cette explosion s’est produite à 18h31 locales. Des véhicules de service qui transportaient des personnels militaires étaient visés selon l’état-major. "L'attaque terroriste a été déclenchée lorsque les véhicules étaient arrêtés à un feu rouge à un croisement", selon le commandement.

A Bruxelles, la réunion sur les migrants annulée

Ambulances et véhicules de pompiers ont été dépêchés sur place, sécurisés par un important cordon de forces de l'ordre. La visite du Premier ministre turc à Bruxelles a été annulée. Ahmet Davutoglu devait partir mercredi soir à Bruxelles pour évoquer la crise des migrants avec les responsables de l'Union européenne (UE).

De ce fait, la réunion du groupe de 11 pays de l'UE dits "volontaires" pour se répartir les réfugiés a été annulée et Erdogan a renoncé à sa visite jeudi en Azerbaïdjan. François Hollande a dénoncé un "odieux attentat" et les Etats-Unis une "attaque terroriste".

Nous sommes aux côtés de la Turquie et de son peuple", a déclaré la chef de la diplomatie européenne Federica Mogherini.

La Turquie est sous tension depuis plusieurs mois à la suite d'une série d'attentats qui a visé son territoire, attribués par les autorités au groupe jihadiste de l'Etat islamique (EI). Le 10 octobre, un attentat avait fait 103 morts devant la gare centrale d'Ankara. Ces personnes se rassemblaient pour participer à une manifestation pour la paix organisée par des organisations de gauche et pro-kurdes.

"Cette attaque terroriste a été commise par des éléments de l'organisation terroriste (PKK) en Turquie et un milicien des YPG" (Unités de protection du peuple, milices kurdes de Syrie) qui s'est infiltré en Turquie", a assuré Davutoglu. La police a arrêté 9 personnes dans le cadre de cette enquête.

"Le nom de l'auteur de l'attentat est Salih Necar. Il est né en 1992 dans la ville d'Amuda, dans le nord de la Syrie (...). L'organisation terroriste et les YPG ont conjointement commis cette attaque" , a fortement insisté le chef du gouvernement.

De son côté, le parti kurde de l'Union démocratique (PYD), prinicpale formation kurde en Syrie, a réfuté jeudi toute implication dans l'attentat

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