Nouveau tremblement de terre à Washington : Donald Trump a annoncé sur Twitter qu'il remerciait son secrétaire d'Etat Rex Tillerson et le remplaçait par le directeur de la CIA Mike Pompeo. Tillerson est la seizième personnalité à être remerciée ou à démissionner depuis le début du mandat de Trump.

Le Secrétaire d'Etat Rex Tillerson remercié par Donald Trump
Le Secrétaire d'Etat Rex Tillerson remercié par Donald Trump © AFP / JONATHAN ERNST / POOL

Le poste de secrétaire d'Etat (ministre des Affaires étrangères) est le poste le plus convoité par les "ministrables" américains. PDG d'Exxon Mobil, Rex Tillerson, a obtenu ce poste alors qu'il n'avait aucune expérience en politique. Mais lors de sa nomination, Trump n'a cessé de vanter ses mérites. Malgré tout, cela faisait plusieurs mois que Rex Tillerson était sur la sellette, après avoir notamment exprimé des divergences avec Donald Trump sur le dossier nord-coréen. Et ce mardi midi, la nouvelle est annoncée par Trump lui-même sur son compte Twitter : 

Le départ de Tillerson porte à 16 le nombre de collaborateurs de la Maison-Blanche congédiés ou volontairement partis, en seulement un an de mandat. Dans la foulée, Steve Goldstein, un des plus hauts responsables de la diplomatie américaine, a été à son tour congédié par la Maison Blanche mardi après avoir publiquement commenté le limogeage du secrétaire d'Etat Rex Tillerson.  

- Sally Yates 

La procureure générale a été remerciée après avoir refusé de defendre la première version de l'interdiction de envers plusieurs pays à majorité musulmane. 

- Michael Flynn

Il était le premier conseiller en sécurité nationale de Donald Trump. Il a du démissionner après que la presse a révélé qu'il avait caché ses contacts avec after les Russes pendant la campagne électorale. 

- James Comey 

Le départ le plus marquant avant celui de Rex Tillerson. James Comey, patron apprécié du FBI, a été remercié par Trump alors que le Congrès et le département de la Justice enquêtaient sur des liens entre des proches de Trump et la Russie.  

- Sean Spicer

Le porte-parole de la Maison-Blanche démissionne le 21 juillet après la nomination d'Anthony Scaramucci au poste de directeur de la communication

Sean Spicer
Sean Spicer © AFP / JIM WATSON

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- Reince Priebus

L'ancien président du comité national du Parti républicain est limogé le 28 juillet de son poste de secrétaire général de la Maison-Blanche et remplacé par John Kelly. Un proche de Trump confie que le président a perdu confiance en lui en raison de l'échec de plusieurs projets législatifs majeurs au Congrès, pourtant contrôlé par les républicains

- Anthony Scaramucci

Anthony Scaramucci, l'un de ceux qui seront restés le moins longtemps à la Maison-Blanche
Anthony Scaramucci, l'un de ceux qui seront restés le moins longtemps à la Maison-Blanche © AFP / TASOS KATOPODIS

Directeur de la communication, ce financier a menacé de congédier toute son équipe après des fuites sur ses propos. Il s'est exprimé de manière vulgaire dans les médias, a supprimé ses tweets. 

- Michael Short, assistant au directeur de la communication, en conflit avec Scaramucci.

- Walter Shaub

Le directeur du bureau de l'éthique démissionne en juillet 2017.

- Steve Bannon

Trump limoge le 18 août son conseiller stratégique, l'un des architectes de sa victoire à l'élection présidentielle et promoteur au sein de la Maison-Blanche d'une vision protectionniste et nationaliste.

- Carl Icahn

Le milliardaire annonce le 18 août qu'il renonce à ses fonctions de conseiller spécial de Trump face aux critiques voulant que ses avis en matière de régulation puissent bénéficier à ses propres affaires.

- Sebastian Gorka

Cet autre conseiller de Trump était un proche de la ligne nationaliste dure de Steve Bannon. Le 25 août, la Maison-Blanche annonce qu'il ne travaille plus pour le président.

- Tom Price

La démission du secrétaire à la Santé et aux Services sociaux, mis en cause dans une affaire de déplacements en avions privés, est annoncée le 29 septembre par la Maison-Blanche. Sa position était également fragilisée par les échecs à répétition des tentatives d'abrogation de l'Obamacare, la loi sur l'assurance maladie promulguée en 2010 par Barack Obama, dont il était pourtant un opposant déterminé.

-Andrew McCabe

Le directeur adjoint du FBI, en butte à des critiques de Trump et d'autres républicains, présente sa démission le 29 janvier, à quelques semaines seulement de l'expiration de son mandat. Dans les mois précédant son départ, Trump en avait fait la cible de certains de ses tweets dans lesquels il lui reprochait sa proximité avec Hillary Clinton.

- Preet Bharara

Procureur de  Manhattan, ouvertement démocrate, il a sur son tableau de chasse le démantèlement de gangs du Bronx et de clans de la mafia new-yorkaise, l'ex-président de l'Assemblée générale de l'ONU John Ashe, l'ancien chef de la police de New York Bernard Kerik ou encore le gendre d'Oussama Ben Laden. 

- Rob Porter

Le secrétaire du personnel de la Maison-Blanche, accusé de violences conjugales par ses deux ex-épouses, est poussé vers la sortie le 7 février.

- Hope Hicks

Hope Hicks, "fille spirituelle" de Donald Trump a elle aussi claqué la porte
Hope Hicks, "fille spirituelle" de Donald Trump a elle aussi claqué la porte © AFP / PETER FOLEY / DPA

La Maison-Blanche annonce le 28 février le départ de la directrice de la communication de la présidence. Ancienne conseillère ponctuelle d'Ivanka Trump, Hope Hicks, 29 ans, avait été l'une des premières personnes recrutées par le républicain pour sa campagne présidentielle de 2016. Elle avait pris ses fonctions en septembre, après le passage éclair d'Anthony Scaramucci. Hope Hicks avait notamment cherché à défendre Rob Porter, avec lequel elle avait une liaison. Hope Hicks était considérée comme la fille spirituelle de Trump. 

- Gary Cohn

Le conseiller économique de la Maison-Blanche présente sa démission le 7 mars après n'avoir pu dissuader Trump de revoir son projet de taxes sur les importations américaines d'acier et d'aluminium. Ancien banquier de Goldman Sachs, Gary Cohn, qui fut l'un des principaux artisans de la réforme fiscale adoptée en décembre dernier, s'opposait aux partisans du protectionnisme au sein du gouvernement fédéral américain

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