En Syrie, il n'y a plus ni consulat ni ambassade depuis 2012. Pourtant, un millier de Français vivent en Syrie. Ils devront aller au Liban pour voter à la présidentielle.

Les Français de Syrie devront aller voter au Liban
Les Français de Syrie devront aller voter au Liban © Reuters / Mohamed Azaki

Il s'agit dans leur grande majorité de franco-Syriens. Pour voter à la présidentielle et aux législatives françaises, ces habitants de Syrie doivent se rendre au Liban voisin. Beyrouth est à 80 kilomètres de Damas. La distance n'est pas grande mais cela demande de l'organisation. Malgré tout, ces Français de l'étranger iront voter. Car les positions prises par le président français influent toujours sur la situation au Moyen-Orient, les électeurs se font donc un devoir d'aller voter, même si l'organisation n'est pas simple.

Pour les Français de Syrie, c'est compliqué. Mais j'ai ressenti une motivation exceptionnelle cette année pour aller voter.

► ECOUTER | Le reportage de Christian Chesnot

Beyrouth, étape incontournable pour les candidats

Beyrouth est pour certains candidats une étape incontournable pour les candidats qui veulent enrichir leur carnet d'adresses, et ménager ses soutiens.

Ainsi, fin janvier, Emmanuel Macron, candidat de En Marche, s'est rendu à Beyrouth, à la rencontre de la communauté française de la région. Il a rencontré le Président Michel Aoun. Une visite plutôt fructueuse, le Premier ministre libanais Saad Hariri et leader de la communauté sunnite du pays, a même salué en Emmanuel Macron un "ami", ajoutant : "Ce qu'il représente, la jeunesse, la manière de faire la politique, est important".

Le candidat Emmanuel Macron et le premier ministre libanais à Beyrouth le 24 janvier 2017
Le candidat Emmanuel Macron et le premier ministre libanais à Beyrouth le 24 janvier 2017 © AFP / HOUSSAM SHBARO / ANADOLU AGENCY

► ECOUTER | Le reportage d'Omar Ouahmane

Marine Le Pen, candidate du Front National à la présidentielle française, s'est elle aussi rendue au Liban, rencontrant pour la première fois un chef d'Etat étranger, le président Michel Aoun, tout en étant confrontée aux critiques que ses positions suscitent. Le Premier ministre avait alors mis en garde Marine Le Pen contre tout "amalgame" entre Islam d'un côté et terrorisme de l'autre.

Beyrouth : Marine Le Pen et Gilbert Collard rencontrent le président libanais Michel Aoun
Beyrouth : Marine Le Pen et Gilbert Collard rencontrent le président libanais Michel Aoun © AFP / Ratib Al Safadi / ANADOLU AGENCY

Marine Le Pen a finalement conclu sa visite par un coup d'éclat médiatique en refusant de porter le voile pour rencontrer le mufti de la République, rencontre prévue de longue date.

► ECOUTER | Le reportage d'Aurélien Colly à Beyrouth

En plein Penelopegate, François Fillon, le candidat Les Républicains à l'élection présidentielle, a de son coté décidé d'annuler le déplacement qu'il devait effectuer au Liban et en Irak le 4 février dernier.

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