Clinton soupçonne la Russie de vouloir aider son rival, lequel e fait pas mystère de son admiration pour le président russe

La Russie au centre de la bataille Clinton-Trump
La Russie au centre de la bataille Clinton-Trump © AFP

La Russie a réussi la performance d’être l’un des sujets majeurs autour duquel les candidats démocrate et républicain à la présidentielle américaine s’étripent.

Tout a commencé peu avant la convention démocrate, lorsque WikiLeaks a publié près de 20.000 messages piratés des comptes de sept responsables du Parti démocrate, mettant ainsi en lumière la préférence nette du parti pour Hillary Clinton et sa méfiance, voir son mépris pour Bernie Sanders, le candidat qu’elle a affronté pour se qualifier pour son camp.

Pour la candidate démocrate Wikileaks n’a pas fait ces trouvailles « tout seul ». Son équipe y a vu la patte de Moscou dans le but de favoriser son rival républicain, nettement moins critique vis-à-vis de la Russie.

Donal Trump parait en effet bien disposé du Kremelin. Le candidat républicain se verrait bien nouer une alliance avec la Russie contre l’organisation terroriste Etat Islamique. Alliance pour faire la guerre oui, mais pas pour gagner les élections, précise Trump qui a pourtant réussi dimanche à raviver la polémique en prenant partie pour la Russie sur la question de la Crimée, dont l'annexion a entraîné une forte dégradation des relations entre Moscou et les Occidentaux.

"Le peuple de Crimée, d'après ce que j'ai entendu, préfère être avec la Russie", a déclaré Donald Trump qui s’est vanté au cours de la même interview d’être "traité avec un grand respect" par le Vladimir Poutine. Le candidat républicain ne fait pas mystère de son admiration pour le président russe, à qui il prête de meilleures qualités de dirigeant qu'à l'actuel chef d'Etat américain Barack Obama.

Il n’en fallait pas plus pour qu’Hillary Clinton accusé son adversaire républicain d'avoir prêté "allégeance absolue aux objectifs de la politique étrangère russe et d'avoir "encouragé les Russes à pirater les comptes emails". La semaine dernière, Trump a invité la Russie à exhumer des dizaines de milliers de courriels remontant à l'époque où Clinton dirigeait la diplomatie américaine, avant de présenter ses propos comme une plaisanterie.

Après tout cela, les démentis du Kremlin n’ont pas eu beaucoup de poids…

Les Etats-Unis n'ont pas ouvertement accusé le Kremlin mais, selon des experts en sécurité informatique, il est probable que le pouvoir russe ait joué un rôle actif dans la publication d'e-mails afin de peser sur le scrutin du 8 novembre.

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