A l’issue de la convention des républicains a Cleveland, Donald Trump a accepté "avec humilité" son rôle de champion de l’opposition.

Donald Trump lors de son discours à Cleveland, 22 juillet 2016
Donald Trump lors de son discours à Cleveland, 22 juillet 2016 © Reuters / Brian Snyder

C'est devant un écran géant à son image et face à 15.000 personnes que le milliardaire a donc accepté "avec humilité et gratitude" de porter les couleurs des républicains dans la course à la Maison Blanche, avec un discours plutôt grandiloquent et assez anxiogène, promettant - sans surprise- un retour à la sécurité.

"Ordre et sécurité "

Le milliardaire de 70 ans, qui se présente comme "le candidat de l'ordre public", a lui-même résumé son programme en deux mots : ordre et sécurité : "La criminalité et la violence qui affligent aujourd'hui notre pays prendront bientôt fin", a-t-il lancé, devant plus de 2.000 délégués réunis à Cleveland (Ohio) et devant des dizaines de millions d'Américains derrière leur écran. "L'Amérique d'abord !", a-t-il lancé, l'index de la main droite levé, face à une foule électrisée. "Je suis votre voix !".

Selon un folklore qui est la signature des conventions américaines, des dizaines de milliers de ballons rouges, blancs et bleus ont été lâchés sur l'immense salle omnisports du Quicken Loans Arena à l'issue de l'allocution du candidat.

Ivanka Trump , 34 ans, est monté sur scène pour raconter la "générosité" et la "compassion" d'un père qu'elle a décrit comme soucieux de l'égalité des droits et de la place des femmes dans l'entreprise et la société.

Preuve d'une véritable évolution du "Grand Old Party" sur le thème de l’homosexualité, Peter Thiel, entrepreneur de la Silicon Valley ouvertement homosexuel, a lui reçu une véritable ovation lorsqu'il s'est dit "fier d'être gay, fier d'être républicain, fier d'être américain". Donald Trump a aussi promis, évoquant le massacre d'Orlando (49 personnes tuées dans un club gay), de "tout faire" pour protéger la communauté LGBT "des violences et de l'oppression d'une idéologie de haine".

Évoquant son adversaire Hillary Clinton, Donald Trump a dressé un bilan noir et sans nuance de son bilan à la tête de la diplomatie américaine (2009-2013), qui se résume selon lui à "la mort, la destruction, le terrorisme et l'affaiblissement".

"Je vous demande votre soutien pour que je puisse être votre champion à la Maison Blanche", a-t-il conclu à l'issue d'une allocution de plus d'une heure et quart.

Le candidat républicain espère un rebond dans les sondages à l'issue de cette convention qui n'aura pas été épargnée par les polémiques (affaire du plagiat du discours de Melania Trump, camouflet infligé par Ted Cruz qui a refusé, sur scène à Cleveland, de lui apporter son soutien).

Hillary Clinton, qui devrait dévoiler son colistier vendredi ou samedi depuis la Floride, a simplement tweeté, en réponse à ce discours de Trump : "Nous valons mieux que cela". Les deux candidats s’affronteront en face-à-face le 26 septembre, lors du premier d'une série de trois débats présidentiels.

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