Tout ce qu'il faut savoir sur le scrutin de dimanche, où s'affronteront huit candidats à la succession de Vladimir Poutine. Dont Vladimir Poutine lui-même, qui pourrait à nouveau être élu dès le premier tour par près des deux tiers des votants.

Préparation d'un bureau de vote à Moscou le 16 mars 2018
Préparation d'un bureau de vote à Moscou le 16 mars 2018 © AFP / Kirill Kudryavtsev

Qui vote ?

Plus de 110 millions de Russes sont appelés aux urnes ce dimanche, dont près de 2 millions de ressortissants à l'étranger.

Quand votent-ils ?

Tous ces électeurs votent ce dimanche, certains avec 11 heures de retard sur les autres. La Russie couvre en effet 11 fuseaux horaires différents (depuis 2014) avec une fermeture des bureaux de vote à la même heure locale pour tous.

Ce dimanche n'a pas été choisi au hasard : le 18 mars est en effet la date du quatrième anniversaire de l'annexion de la Crimée par Moscou. Un enjeu symbolique majeur pour Vladimir Poutine, à l'origine de cette décision.

Pour qui votent-ils ?

Les électeurs russes ont le choix entre sept candidats et Vladimir Poutine. Ce dernier bénéficie d'un statut bien particulier : au pouvoir depuis 18 ans (14 ans comme président et 4 ans comme Premier ministre, pour contourner l'interdiction constitutionnelle de faire deux mandats présidentiels successifs), absent des débats télévisés et des meetings électoraux.

Il faut dire que jusqu'ici, la présidentielle a toujours réussi à Vladimir Poutine, systématiquement élu au premier tour (avec 52,52 % des suffrages en 2000, 71,2  % en 2004, et 63,60  % en 2012). Les sondages lui prédisent une nouvelle victoire dès ce dimanche avec plus de 60 % des votes. Parmi les sept outsiders, manque le principal opposant à Vladimir Poutine, Alexeï Navalny, dans l'impossibilité de se présenter car condamné par la justice.

Vont-ils voter ?

C'est le principal aléa de cette élection : l'abstention. Si Vladimir Poutine est effectivement réélu, sa légitimité dépendra de la participation des électeurs russes. Or celle-ci pourrait être faible. Alexeï Navalny a appelé ses partisans à boycotter le scrutin, et plus largement les Russes se désintéressent du débat politique.

D'ailleurs des campagnes en photos et vidéos se sont multipliées ces dernières semaines pour inciter les électeurs à faire le déplacement. L'une d'elle mise même sur ce slogan accrocheur (et parfois accompagné d'images de jeunes femmes dénudées) : "sexe et vote sont réservés aux adultes". La fin justifie les moyens...

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