Lors du vote dimanche à Sousse en Tunisie
Lors du vote dimanche à Sousse en Tunisie © Reuters

Les Tunisiens ont voté dimanche pour désigner leur chef de l'État lors de la première élection présidentielle au suffrage universel direct, près de quatre ans après la chute du régime de Zine el Abidine Ben Ali. Un second tout se profile pour départager Béji Caïd Essebsi, grand favori du scrutin, et le président sortant Moncef Marzouki.

Aucun résultat officiel n'a encore été communiqué mais peu après la fermeture des bureaux de vote, à 18 heures, le directeur de campagne de Béji Caïd Essebsi a déclaré à la presse que le candidat de l'alliance laïque Nidaa Tounes arrivait en tête avec au moins dix points d'avance.

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Béji Caïd Essebsi, un ancien responsable tunisien, et le président par intérim sortant Moncef Marzouki, représentant le parti islamiste Ennahda, sont les grands favoris du scrutin, point d'orgue de la transition démocratique souvent chaotique entamée après la "révolution de jasmin" de 2011.

Taux de participation décevant

L'équipe de campagne de Moncef Marzouki a assuré de son côté que le candidat islamiste serait présent au second tour, qui aurait dans ce cas lieu au mois de décembre, sans fournir de résultats chiffrés. Les partis politiques ont des délégués dans les bureaux de vote, ce qui leur permet de superviser le dépouillement et de fournir des résultats officieux.

Quant au taux de participation, il s'élève à 67,4 %, plutôt décevant pour la première présidentielle libre de l'histoire de la Tunisie. Décryptage de Thibault Cavaillès

Depuis la chute de Ben Ali, première victime du "printemps arabe", la Tunisie s'est dotée d'une nouvelle Constitution et les partis laïcs et islamistes ont dans l'ensemble réussi à s'entendre pour éviter au pays de sombrer dans le chaos, comme les autres États dont les régimes autoritaires ont été renversés ou contestés par des mouvements populaires.

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L'élection présidentielle fait suite aux législatives d'octobre lors desquelles les Tunisiens ont placé en tête l'alliance laïque Nidaa Tounes devant les islamiste d'Ennahda qui avaient remporté celles de 2011.

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