Samedi plus de 600 000 Gabonais étaient appelés aux urnes pour élire leur président. Ali Bongo, fils d’Omar Bongo, va-t-il obtenir un second mandat ou céder la place à Jean Ping ?

Le président sortant gabonais, Ali Bongo Ondimba, au milieu de ses soutiens dans la ville de Moanda
Le président sortant gabonais, Ali Bongo Ondimba, au milieu de ses soutiens dans la ville de Moanda © AFP / Marco Longari

Ali Bongo a été élu à la présidence du Gabon quelques jours à peine après le décès de son père, Omar Bongo. Ce père qui est resté quarante-et-un ans au pouvoir. Mardi, la donne pourrait changer pour la famille Bongo. Si onze candidats se présentent à ce scrutin à un tour, deux sont en position de l’emporter.

Ali Bongo, candidat sortant, élu en 2009 et que les médias locaux ne voyaient pas perdre, malgré un recours devant la Cour constitutionnelle de ses adversaires l'accusant de ne pas être Gabonais. Mais il y a quelques jours, son principal opposant, Jean Ping, ancien Premier ministre, a réussi à convaincre deux des plus importants candidats d’opposition de se rallier à lui. Le but : proposer une coalition anti-Bongo.

Les bureaux de vote ont ouvert leurs portes samedi à 18h00 locales (19h00 à Paris) des horaires étendus face à l'affluence. Les observateurs de l'Union européenne n'ont relevé aucun incident majeur, à l'exception d'un retard à l'ouverture dans une bonne moitié des 2.500 bureaux de vote.

Les résultats ne sent pas attendus avant lundi ou mardi

Habitués à une certaine stabilité, les Gabonais craignent que des troubles n'éclatent après la proclamation des résultats dans certains quartiers de Libreville et à Port-Gentil.

Dimanche soir, alors que son rival Jean Ping s'est autoproclamé vainqueur du scrutin, Ali Bongo a déclaré attendre "sereinement" les résultats de l'élection présidentielle : "Nous sommes légalistes et nous sommes républicains donc nous attendons sereinement que la Cénap (commission électorale, ndlr) annonce les résultats de l'élection".

Des élections qui se déroulent dans un contexte économique difficile pour ce petit pays d'Afrique qui dépend beaucoup des recettes pétrolières qui en ont fait l'un des pays les plus riches d'Afrique, mais où près d'un tiers des quelque deux millions d'habitants vit dans la pauvreté malgré de grandes richesses forestières et minières.

A Libreville, la correspondance de Sébastien Nemeth.

Une défaite d’Ali Bongo mettrait fin à près de 50 ans de règne sans partage de la famille Bongo.

Des présidents comme des rois

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