Sassou Nguesso cumule 32 ans au pouvoir à la tête du Congo.
Sassou Nguesso cumule 32 ans au pouvoir à la tête du Congo. © MaxPPP

Le président Denis Sassou Nguesso est candidat pour un nouveau mandat dimanche face à huit candidats. La tension règne au Congo après l'annonce d'une coupure totale des communications pendant 48 heures.

Officiellement, il s’agit d’empêcher l'opposition de publier des résultats considérés comme "illégaux".

Cette décision de couper toutes les télécommunications téléphone, internet, SMS de dimanche jusqu’à lundi a été prise expliquent les autorités «pour des raisons de sécurité et de sûreté nationales ».

Devant les bureaux de vote ouverts à 07h00 du matin à Brazzaville, des électeurs formaient déjà des files d'attente dans le calme. D’après le journaliste de l’AFP sur place, dans le quartier de Makélélé, au sud de la capitale, trois bureaux de vote n'ont ouverts qu’à 9h00. Pour l’un d’entre eux, il n’y avait pas d'isoloir, ni d'enveloppe et un bulletin unique sur lequel les électeurs doivent cocher le nom de leur favori.

Elections "sincères, crédibles et transparentes" ?

Dans ce quartier acquis à l'opposition, beaucoup d’électeurs évoquent des "fraudes" organisées par le régime.

Sassou Nguesso cumule 32 ans au pouvoir à la tête du Congo. Ce petit état pétrolier d'Afrique centrale est peuplé de 4,5 millions d'habitants. Cinq candidats d'opposition estiment que les conditions ne sont pas remplies pour des élections "sincères, crédibles et transparentes".

Nations unies ont appelé au calme

Ils évoquent des votes par anticipation, la création de bureaux de vote fictifs ou encore la distribution de fausses cartes d'électeurs . Ces opposants ne souhaitent pas boycotter les élections mais ils appellent le peuple à "exercer sa souveraineté" dans le cas où le président actuel l'emporterait dès le premier tour.

L'Union africaine (UA) a envoyé une trentaine de personnes, comme observateurs. De leur côté, les Nations unies ont appelé au calme et demandent aux autorités de garantir un scrutin libre et transparent. Le pays est marqué par le traumatisme de la guerre civile de 1997 à l'issue de laquelle Sassou était revenu au pouvoir.

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