Présidentielle US: Trump en mauvaise posture?
Présidentielle US: Trump en mauvaise posture? © Reuters

Les deux candidats républicains Ted Cruz et John Kasich ayant uni leurs forces pour barrer la route à Donald Trump dans la course à l'investiture, cinq Etats organisent d'importantes primaires ce mardi (Connecticut, Delaware, Maryland, Pennsylvanie, Rhode Island). Cette alliance intervient alors que le milliardaire est le seul des trois candidats républicains encore en lice à pouvoir obtenir seul le nombre suffisant de délégués pour obtenir cette investiture. mais il n'est pas forcément celui qui remportera l'investiture d'un parti républicain aujourd'hui déchiré.

Trump encore loin de l'investiture

L'alliance Cruz-Kasich a été annoncée juste avant des primaires importantes de ce mardi dans cinq Etats (Connecticut, Delaware, Maryland, Pennsylvanie, Rhode Island) qui enverront 172 délégués à la convention républicaine.

Pour l'instant, Trump compte 846 délégués, contre 563 pour Cruz et 147 pour Kasich . Il est donc encore loin de la majorité absolue de 1 237 délégués nécessaire pour remporter automatiquement l'investiture. Et même s'il remportait les primaires de ce mardi, Donald Trump n'aurait pas encore remporté l'investiture.

Alliance anti-Trump

Ses deux adversaires ont donc décidé de se laisser le champ libre mutuellement en fonction des chances de chacun dans un Etat donné. Objectif: rassembler ensemble un maximum de voix anti-Trump et empêcher son investiture.

Primaire US: l'alliance Cruz-Kasich
Primaire US: l'alliance Cruz-Kasich © Visactu

Ted Cruz, ultra-conservateur du Texas, se concentrera sur l'Indiana, et va "laisser la voie libre" au gouverneur de l'Ohio John Kasich dans l'Oregon et le Nouveau-Mexique. Sur Twitter, trump a réagi, se moquant du "désespoir" de ses opposants

Plusieurs figures influentes du parti, comme Mitt Romney, se joignent au mouvement anti-Trump.

Vers une convention agitée

Si Trump n'obtient pas les 1237 délégués, mais qu'il est tête devant les deux autres candidats, l'establishment du parti républicain pourrait lui barrer la route lors de la convention de Cleveland, du 18 au 21 juillet.

Si aucun des trois candidats n'obtient de majorité absolue, alors une "convention contestée" s'ouvrirait, où chaque délégué retrouve sa liberté de vote, ouvrant la voie à des scénarios et des renversements d'alliances au résultat imprévisible. Sur son compte Twitter, John Kasich rappelle d'ailleurs que le parti républicain a vécu dix conventions contestées. A sept reprises, le candidat finalement choisi lors de la convention n'éyait pas celui qui comptait le plus de délégués . Au dinal, six sur les sept ont remporté la présidence des Etats-Unis . Parmi eux : Abraham Lincoln (président de 1861 à 1865) et Dwight D.Eisenhower (président de 1953 à 1961).

Trump, bon acteur?

En 2016, la direction du parti républicain est exaspérée par les propositions de Trump, notamment en matière d'immigration (fermer la frontière avec le Mexique) et sur les musulmans (refuser à tout musulman l'accés aux Etats-Unis).Trump a tenté de faire croire à l'establishment républicain qu'il jouait un rôle pour galvaniser les foules et qu'il allait évoluer vers un candidat plus sérieux.Mais il semble que Grand Old Party n'ait pas été convaincu.

Mardi, les démocrates se prononcent aussi dans les mêmes cinq Etats que les républicains dans des primaires qui pourraient permettre à Hillary Clinton de creuser encore l'écart avec son rival, le socialiste Bernie Sanders

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