Prêtres en danger, comment les protéger ?
Prêtres en danger, comment les protéger ? © BMAXPPP/BERTRAND BECHARD / MAXPPP/BERTRAND BECHARD

Toujours pas de nouvelles du prêtre Georges Vandenbeusch enlevé en novembre au Cameroun. Pas de nouvelles non plus des 12 religieuses disparues début décembre en Syrie. L'enlèvement de religieux chrétiens n'est pas nouveau. Il y en a eu bcp en Amérique latine, du temps des dictatures et aujourd'hui dans les zones à risque en Afrique et au Proche-orient. Comment assurer leur sécurité ? Un casse-tête pour les autorités religieuses.

Un prêtre en mission à l'étranger n'est pas un expatrié comme les autres. Contrairement à un salarié d'entreprise, un religieux n'est pas obligé d'évacuer une zone sensible.

Le père Forgeat, ancien missionnaire en Afrique et responsable de 150 prêtres diocésains rappelle qu'un prêtre ou une soeur sont libres et cela du fait de leur vocation. Ils répondent à un appel, l'appel de Dieu, ils consacrent leur vie toute entière à des populations, Ils évangélisent, montent des écoles, des hôpitaux... Impossible pour la plupart d'entre eux d'abandonner ces populations au moment où ça va mal. On se souvient des moines de Tibéhrine qui ont choisi en conscience de rester malgré le danger.

L'église leur donne des conseils mais ne les oblige pas à quitter une zone sensible. Exemple : après l'enlèvement du père Vandenbeusch dans le Nord du Cameroun. Le père Forgeat a pris contact avec les deux autres prêtres restants, ils n'ont pas quitté les lieux. En revanche, pour ceux qu'on appelle les "volontaires laïcs" des 500 missions laïcs de la délégation catholique pour la coopération, la règle est stricte : c'est rapatriement obligatoire en cas de risque.

Les enlèvements de Boko Haram
Les enlèvements de Boko Haram © Radio France
Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.