Barack Obama lors d'un meeting à Austin, Texas
Barack Obama lors d'un meeting à Austin, Texas © Reuters / Jonathan Ernst

Le président américain a appelé les candidats à la candidature à éviter "les insultes et les railleries de cour d'école", mais aussi les "violences" après des échauffourées en marge d'un meeting de Donald Trump à Chicago.

La montée en puissance dans les sondages du milliardaire semble inquiéter jusqu'à la Maison Blanche. Le président américain a évoqué à demi-mot, en marge d'une réunion publique au Texas, "les gens en course pour la présidence", dans une Amérique qui se porte bien, selon lui, contrairement à ce que prétend régulièrement Donald Trump.

Ce sur quoi [ils] devraient se concentrer, c'est comment peut-on faire pour que cela aille encore mieux. Pas d'insultes ni de railleries de cour d'école, pas de divisions fondées sur la race et la foi , et certainement pas de violences contre d'autres Américains.

La veille, un meeting du candidat républicain a dû être annulé suite à des violences entre partisans et opposants . Des accrochages violents, le fait de "voyous" selon Donald Trump, qui "ont mis sous le boisseau notre premier amendement" (celui sur la liberté d'expression et de réunion, dans la Constitution américaine). Plusieurs personnes ont été blessées, dont deux policiers. Cinq personnes ont été arrêtées, dont un journaliste de CBS News.

Semer le vent, récolter la tempête ?

Pour ses opposants, c'est Trump lui-même qui attise les rancoeurs et les haines de part et d'autre par ses déclarations fracassantes, en proposant notamment la construction d'un mur à la frontière avec le Mexique ou l'interdiction temporaire aux musulmans d'entrer aux Etats-Unis.

Ses deux rivaux Ted Cruz et Marco Rubio ont tous deux qualifié l'incident de "triste". Quant au quatrième candidat à la primaire républicaine, John Kasich, il assure que Trump a créé un contexte "toxique ". "Et cet environnement toxique a permis à ses partisans, et à ceux qui cherchent la confrontation, de se rassembler dans la violence".

Les meetings du magnat de l'immobilier attirent souvent de petits groupes de manifestants , mais la réunion de vendredi était la première où les forces des pro-Trump et des anti-Trump étaient à peu près aussi nombreuses.

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