Le prince Philip, mari de la reine Elizabeth, effectue mercredi sa dernière apparition publique officielle.

Prince Philip, duc d'Edimbourg, en mai 2017
Prince Philip, duc d'Edimbourg, en mai 2017 © AFP / Victoria Jones

Le duc d'Edimbourg a multiplié tout au long de sa vie publique les déclarations approximatives et les gaffes, au risque de mettre à mal la bienséance et la diplomatie.

Ces "bâtards" de Russes

En 1967, en pleine Guerre froide, alors qu'on lui demande s'il aimerait aller à Moscou pour contribuer à la détente entre les deux blocs, le prince répond : "J'aimerais beaucoup aller en Russie, même si ces bâtards ont assassiné la moitié de ma famille."

Lors d'un voyage en Chine dans les années 1980, il met en garde des étudiants britanniques : "Si vous restez trop longtemps, vous aurez les yeux bridés."

En 1993, croisant un ressortissant britannique en Hongrie, il l'interpelle : "Vous ne pouvez pas avoir vécu ici aussi longtemps, vous n'avez pas de ventre bedonnant."

Deux ans plus tard, en visite en Ecosse dans la ville d'Oban, connue pour sa distillerie, il demande à un examinateur du permis de conduire : "Comment faites-vous pour que les locaux restent sobres suffisamment longtemps pour passer le permis ?"

Prendre les Papous pour des cannibales

Lors d'un déplacement en Australie, en 1998, il interpelle un étudiant de retour d'une randonnée en

Papouasie-Nouvelle-Guinée : "Vous avez donc réussi à ne pas vous faire manger ?"

... et les Indiens pour de mauvais ouvriers

En 1999, le duc d'Edimbourg visite une entreprise dans la capitale écossaise. Repérant une boîte à fusibles mal câblée, il lâche : "On dirait qu'elle a été montée par un Indien."

En 2001, à un adolescent de 13 ans qui lui confie son rêve d'aller un jour dans l'espace, il lui rétorque qu'il est bien trop gros pour devenir astronaute.

L'année suivante, de retour en Australie, il demande à un aborigène s'ils se battent toujours à coups de lance.

Nombre de ses gaffes ont été recensées dans un ouvrage paru en 2005 par deux journalistes britanniques, Phil Dampier et Ashley Walton, sous le titre Duke of Hazard: The Wit and Wisdom of Prince Philip ("Le Duc du danger : l'intelligence et la sagesse du prince Philip").

Le must, au Kenya devant l'Union Jack

Le palais de Buckingham avait peu goûté cette parution. A un journaliste lui demandant alors ce qu'il considérait comme le plus beau faux-pas dans la carrière du duc d'Edimbourg, Phil Dampier avait évoqué la cérémonie d'indépendance du Kenya en 1963.

Philip y représente la Grande-Bretagne. Alors que l'Union Jack est sur le point d'être amené, le duc se penche vers le père de l'indépendance, Jomo Kenyatta, et lui demande :

"Etes-vous bien sûr de vouloir poursuivre sur cette voie ?"

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