Pour les sociétés de sécurité occidentales, les révolutions arabes ont fait exploser la demande. Une fois les Américains partis, l'Irak est devenu moins attractif. Mais dans ce secteur dominé par les anglo-saxons, d'autres fronts sont apparus, ouvrant l'appétit de nouveaux compétiteurs.

Arnaud Dessenne, un ancien de GEOS, a ainsi lancé sa propre société, ERYS, en août 2010, quelques mois avant le grand chambardement dans le monde arabe. Depuis "notre activité ne cesse de grimper." ERYS emploie aujourd'hui une centaine de personnes spécialisées dans la prévention des risques, l'assistance opérationnelle et la gestion de crise.

L'évacuation d'expatriés en Tunisie puis en Egypte lors des révolutions a amorcé la pompe pour ERYS, mais aujourd'hui c'est la Libye qui a les faveurs de la société parisienne. "Nous avons sécurisé la dernière mission du MEDEF à Tripoli cet hiver," explique Arnaud Dessenne.

En Libye, tout est à faire, tout est à reconstruire, mais les circuits de décisions restent complexes. Révolution ou pas, "l'ADN des Libyens n'a pas changé" , poursuit le PDG d'ERYS. La période pré électorale est propice aux tensions, dans ce pays où les milices n'ont pas disparu.

La société de conseil sécuritaire garde aussi un oeil sur la Tunisie voisine, où il faut rester "vigilant" affirme Arnaud Dessenne. Autre région à fort potentiel : l'Afrique sahélienne et notamment le Mali, où ERYS vient d'ouvrir un bureau à Bamako.

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