Un otage blessé est évacué par un policier malien
Un otage blessé est évacué par un policier malien © MaxPPP

Des djihadistes ont pris en otage, durant de longues heures vendredi, les résidents de l'hôtel Radisson de Bamako ce vendredi. Une attaque qui a fait 21 morts, dont deux assaillants, et sept blessés, a annoncé le président malien, Ibrahim Boubacar Keïta à la télévision. Le chef de l'Etat a décrété l'état d'urgence à partir de minuit dans l'ensemble du pays et trois jours de deuil national.

Au Mali, des hommes armés se réclamant d'un groupe lié à Al Qaïda ont pris une centaine de personnes en otages dans un hôtel de Bamako, une semaine jour pour jour après les attentats de Paris.

Radisson Blu, un hôtel luxueux fréquenté par de nombreux étrangers

Les forces maliennes de sécurité ont donné l'assaut contre le Radisson Blu, un hôtel luxueux fréquenté par de nombreux étrangers près du centre de la capitale malienne, libérant la plupart des 170 otages.

L'attaque, qui avait commencé à 7h00, heure malienne, aux cris d'"Allahu Akbar" ("Allah est grand"), a pris fin vers 16h30. Des casques bleus sur place disent avoir vu 27 corps répartis sur deux étages. Deux assaillants auraient été tués mais le porte-parole du ministère malien de la Sécurité intérieure a annoncé que deux autres djihadistes étaient toujours retranchés. Les djihadistes d'Al Mourabitoun, groupe lié à Al Qaïda, ont revendiqué sur Twitter la prise d'otages. L'authenticité de la revendication n'a pu être vérifiée.

Opération Barkhane déployée dans cinq pays du Sahel

La prise d'otages, une semaine après les attentats revendiqués par l'organisation djihadiste Etat islamique (EI) à Paris, vise un pays en première ligne dans les violences à caractère islamiste, où la France est intervenue en 2013. Quelque 3.500 soldats de l'opération Barkhane sont déployés dans cinq pays du Sahel pour contrer la menace djihadiste.

Outre ce symbole de la lutte française contre l'islamisme armé, les djihadistes visaient vendredi à l'évidence des ressortissants français et, plus généralement, occidentaux qui descendent dans cet hôtel. D'après le Quai d'Orsay, 7.200 ressortissants français vivent au Mali, dont 6.200 à Bamako.

Al Mourabitoune, dirigé par l'Algérien Mokhtar Belmokhtar

Al Mourabitoune, dirigé par l'Algérien Mokhtar Belmokhtar, avait déjà revendiqué en mars dernier l'attaque d'un restaurant de Bamako prisé des ressortissants étrangers dans lequel cinq personnes, dont un Français, ont été tuées. Le même groupe a revendiqué l'attaque sanglante menée en août contre un hôtel de Sévaré, à quelque 600 kilomètres au nord-est de la capitale, qui avait fait 17 morts.

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