un voyage hautement politique pour le pape françois au proche-orient
un voyage hautement politique pour le pape françois au proche-orient © reuters

Accompagné d'un rabbin et d'un professeur musulman tous deux argentins, le pape François entame aujourd'hui à Amman une visite de trois jours en Jordanie, dans les Territoires palestiniens et en Israël, où il prônera le dialogue entre les religions comme moyen de promouvoir la paix.

Depuis hier, on ne visite plus Bethléem : le quartier de la Basilique de la Nativité est bouclé par les forces de sécurité palestiniennes. 10 000 Palestiniens ont décroché la précieuse invitation pour assister à la messe papale sur la place de la mangeoire. Il y aura une vingtaine de chrétiens de Gaza, des familles de prisonniers, des personnes très malades sur les quelques 60 000 chrétiens arabes dans les territoires palestiniens..

Beaucoup de gens en ont pris leur parti, y compris certains commercants qui ont évidemment du fermer boutique.

Selon Amir:

Aujourd'hui c'est le jour de Dieu. L'essentiel c'est ce que le pape va dire : un message pour la paix entre chretiens juifs et musulmans , un message pour les nouvelles générations.

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Une visite très politique

Dans une région où religion et politique sont indissociablement liées, chacun des actes du pape, chacune de ses paroles ne manqueront pas d'être disséqués à l'aune du symbole politique. Le programme même du souverain pontife est rédigé de façon politique puisqu'il rend visite à trois chefs d'Etat tout en tentant de maintenir un certain équilibre entre les trois communautés.

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La deuxième phase du voyage, une halte de six heures à Bethléem en Cisjordanie, est décrite comme visite dans "l'Etat de Palestine", terminologie inacceptable en Israël mais qui réjouit les Palestiniens. Akram qui dirige le cabinet du maire de Bethléem espère que:

Le Pape va mettre la mains sur les blessures des Palestiens, en particulier sur ce problème d'identite et du mal à existe.

Le père Elias et l'affiche du pape
Le père Elias et l'affiche du pape © Yves Izard

Sur les facades de la place de la mangeoire à Bethléem, on a accroché des fresques mêlant peintures religieuses bibliques et scènes d'actualité qui illustrent le quotidien difficile des Palestiniens.

Même l'eglise attend un message politique : le père Elias affirme ainsi :

Le Pape est venu pour les pauvres. Il doit donner de l'espoir aux Palestiniens qui vivent ici comme dans une prison , qui ne peuvent pas franchir le Mur de séparation qui entoure leur ville.

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