le ministre des Affaires étangères iranien Mohammad Javad Zarif
le ministre des Affaires étangères iranien Mohammad Javad Zarif © REUTERS/Heinz-Peter Bader / REUTERS/Heinz-Peter Bader

L'Iran et les puissances du"P5+1" ont décidé de prolonger les négociations sur le programmenucléaire de Téhéran jusqu'au 30 juin prochain, a annoncé lundile chef de la diplomatique britannique. La prolongation des discussions a été confirmée du côtéiranien par l'agence de presse Irna qui précise que lesmodalités de l'accord intérimaire conclu à Genève l'an derniersont prolongées.

L'Iran et les puissances du "P5+1" ont décidé de prolonger les négociations sur le programme nucléaire de Téhéran jusqu'au 30 juin prochain, a annoncé lundi le chef de la diplomatique britannique.La prolongation des discussions a été confirmée du côté iranien par l'agence de presse Irna qui précise que lesmodalités de l'accord intérimaire conclu à Genève l'an dernier sont prolongées.Des "progrès importants" ont été réalisés dans les dernières discussions entamées mardi dernier à Vienne, a déclaré Philip Hammond à la presse. Son homologue russe Sergueï Lavrov a pour sa part parlé de "progrès substantiels"."Au cours de ces derniers jours il y a des idées nouvelles qui ont été mises sur la table qui demandent évidemment un examen technique très précis", a commenté le ministre français Laurent Fabius. "Il faudra davantage de temps. L'objectif, c'est d'essayer de trouver un accord si possible qui va dans le sens de la paix et de la sécurité".Un objectif clair a été fixé : atteindre un "accord de principe" sur le fond d'ici trois mois, a ajouté le secrétairebritannique au Foreign Office. Sergueï Lavrov a dit espérer cet accord sur les "principes de base" d'un document final d'ici "trois à quatre mois".

En cas d'échec total des négociations - ce qu'aucune partie ne souhaite -, ni la Russie ni la Chine ne pourront empêcher les Etats-Unis et l'Union européenne d'imposer des mesures punitives unilatérales à Téhéran.

Ce que redoute une population iranienne est lasse de subir l'embargo occidental et les élites rêvent d'exil, comme le montre ce reportage de Ludovic Piedtenu à Téhéran.

Plus de 30% de mes camarades ont quitté l'Iran

Les discussions reprendront en décembre dans un lieu non encore décidé. Pendant ces prolongations, Téhéran restera éligible à un allègement des sanctions d'une valeur de 700 millions de dollars par mois, a-t-il précisé.Le prochain cycle de discussions pourrait se tenir de nouveau à Vienne, mais Oman est également cité.

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