A la grande halle de la Villette, dans l'est parisien, chefs d'Etat et de gouvernement, mais aussi représentants d'ONG, entrepreneurs, membres de la société civile, débattront de la gouvernance mondiale.

Le Forum de Paris pour la paix se déroule dans la Grande Halle de la Villette du 11 au 13 novembre
Le Forum de Paris pour la paix se déroule dans la Grande Halle de la Villette du 11 au 13 novembre © Maxppp / ETIENNE LAURENT/EPA/Newscom

Le  Forum de Paris pour la paix ne se veut ni un sommet ni une conférence internationale, même s'il y ressemble tout de même beaucoup : 105 pays invités, une soixantaine de chefs d'Etat ou de gouvernement sont présents,  ainsi que des directeurs ou secrétaires généraux d'organisations internationales, mais aussi des ONG ou des associations. Le tout pour participer à des tables rondes et discussions ouvertes. 

Le message politique de ce forum est clairement en faveur du multilatéralisme, socle idéologique des relations internationales depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.

A partir de lundi le forum sélectionnera pour les financer une dizaine de projets sur les 120 sélectionnés. Ces projets sont destinés à reconstruire un pays ravagé par la guerre, ou prendre en charge des réfugiés par exemple. 

Car une des idées-force est de démontrer "la capacité des instruments du multilatéralisme à aider les gens", selon un des organisateurs, alors que de plus en plus de dirigeants et d'électeurs de par le monde semblent douter de l'efficacité du modèle à les préserver de certains méfaits de la mondialisation.

Un forum sans Trump, champion du bilatéralisme

Emmanuel Macron, Angela Merkel, Justin Trudeau, Antonio Guterres plaideront pro domo devant une assistance globalement acquise.

Donald Trump, le président américain, a choisi de ne pas participer au Forum de Paris. Son slogan favori est "America First" c'est à dire l'Amérique d'abord. Il entend signer des accords bilatéraux uniquement, et du genre de ceux où l'Amérique est gagnante.

A la place, le président américain se rendra au cimetière américain de Suresnes, juste à côté de Paris, pour rendre hommage à ses concitoyens tombés au front.   Arrivé vendredi soir, il s'était entretenu samedi matin en tête à tête avec Emmanuel Macron, notamment pour aplanir une divergence sur le défense européenne. 

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