Alexis Tsipras et Mariano Rajoy
Alexis Tsipras et Mariano Rajoy © MaxPPP & © Reuters

Alexis Tsipras a ouvert les hostilités en accusant Le Portugal et l'Espagne de s'être ligués contre la Grèce. Réponse de Mariano Rajoy "Nous ne sommes pas responsables des promesses non tenues de Tsipras à ses électeurs"...

Alexis Tsipras avait accusé samedi les gouvernements conservateurs de Madrid et Lisbonne de s'être montrés intransigeants dans les négociations sur la dette grecque, pour des raisons électorales, c'est à dire pour contrer Podemos, alliée de Syriza, en plein essor dans les sondages. Les gouvernement espagnols et portugais ont repliqué sur l'air de : -on ne veut pas être les boucs émissaires du Premier minsitre grec, qui doit déjà affronter le mécontentement de sa base, qui espérait plus et plus vite du leader de Syriza-.

Ce qui donne dans la bouche de Mariano Rajoy :

Se chercher un ennemi à l'extérieur (...), nous l'avons déjà vu plusieurs fois dans l'Histoire, cela ne résout pas les problèmes, ça ne fait que les aggraver. La seule solution c'est d'être sérieux.

Le ton était tout aussi outré au Portugal. Pour Marco Antonio Costa, porte-parole du parti gouvernemental de centre-droit PSD, les déclarations d'Alexis Tsipras

sont très graves, lamentables et fausses. Les difficultés internes que traverse Syriza ne suffisent pas à justifier de tels propos.

Les gouvernements espagnol et portugais ont protesté officiellement auprès de Bruxelles.

Même entre la Grèce et l'Allemagne, les le noms d'oiseau, s'il y en a eu, étaient resté discrets.

A Madrid, la correspondance de Matthieu de Taillac

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