le directeur de la nsa se défend devant les représentants
le directeur de la nsa se défend devant les représentants © reuters

La contre-attaque des services de renseignement américain.Les Etats-Unis ont catégoriquement rejeté mardi les accusations sur l'interception de communications en Europe par leurs services d'espionnage, affirmant même que ces données leur ont été fournies par des agences de renseignement européennes.

Ces explications ont été formulées, sous serment, devant le Congrès, par le patron de l'agence de sécurité nationale (NSA), le général Keith Alexander.

Le Monde et El Mundo ont rapporté ces derniers jours, sur la base de documents fournis par l'ancien consultant de la NSA Edward Snowden, que l'agence américaine chargée des interceptions des communications avait espionné plus de 70 millions de communications téléphoniques en France et 60 millions en Espagne en l'espace d'un mois.

Mais selon le patron de la NSA, les révélations de la presse sont "complètement fausses". "Comme la personne qui a volé les données classifiées, ils n'ont pas compris ce qu'ils avaient devant les yeux", a assuré le général Keith Alexander.

A Washington, la correspondance de Frédéric Carbonne

Egalement entendu lors l'audition devant le Congrès, le directeur national du renseignement, James Clapper, qui supervise les seize agences de renseignement américaines dont la NSA, a de son côté dénoncé "un torrent de révélations préjudiciables" pour le travail de ses services.

Lundi soir, le président Obama a souligné qu'il avait lancé un réexamen des opérations de collecte de renseignement, notamment par la NSA, "pour être certain que ce qu'ils sont capables de faire ne devienne pas ce qu'ils doivent faire".

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