Barack Obama à la tribune de l'Union africaine à Addis Abeba
Barack Obama à la tribune de l'Union africaine à Addis Abeba © REUTERS/Tiksa Negeri

Lors d'un discours au siège de l'Union africaine à Addis-Abeba, le président américain a plaidé pour le respect des règles du jeu démocratique et a appelé le continent à éradiquer le "cancer de la corruption". A l'occasion de cette intervention, épilogue d'une tournée au Kenya, pays de naissance de son père et en Ethiopie, Barack Obama a pris l'exemple récent de Pierre Pierre Nkurunziza - dont le pays a vécu une grave crise lorsqu'il a annoncé qu'il briguait un troisième mandat - pour souligner les dangers que représente à ses yeux toute entorse aux principes constitutionnels :

Lorsqu'un dirigeant tente de changer les règles du jeu au milieu de la partie dans le seul but de rester au pouvoir, il prend le risque de créer de l'instabilité et de faire naître un conflit, comme on a pu le voir au Burundi.

Barack Obama a insisté sur le fait que les dirigeants doivent respecter la limite des mandats qu'impose la Constitution de leur pays et à ironisé :

Je ne comprends pas pourquoi certains veulent rester si longtemps au pouvoir. Surtout quand ils ont beaucoup d'argent.

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Le chef d'Etat américain a aussi évoqué le dynamisme économique de l'Afrique qui, selon lui, balaie les "vieux stéréotypes" d'un continent où les guerres et les famines font rage. D'après lui, "l'Afrique avance et la nouvelle Afrique est en train d'émerger". Mais pour suivre la natalité du continent, les pays africains vont devoir créer des millions d'emplois supplémentaires "beaucoup plus qu'elle ne le fait aujourd'hui", selon Barack Obama .

Le premier président américain en exercice à prendre la parole au siège de l'Union africaine a donné un exemple très parlant :

Il suffit de regarder la situation au Moyen-Orient et en Afrique du Nord pour s'apercevoir que l'instabilité et les troubles peuvent être alimentés par le fait qu'un grand nombre de jeunes sont au chômage et ne peuvent pas s'exprimer.

La Chine a déjà pris plusieurs longueurs d'avance dans les investissements sur le continent

Comme il l'avait déjà fait au cours de sa tournée, Barack Obama a proposé de nouer un partenariat plus étroit avec le continent, où les Etats-Unis ont cédé leur rang de premier partenaire commercial à la Chine en 2009.

Car ces dernières années, la Chine a joué les maîtres d'oeuvre dans la construction de nombreux grands projets, comme le nouveau métro d'Addis-Abeba. Le bâtiment monumental de l'organisation panafricaine d'où Obama s'exprimait a été offert par Pékin.

Croitiquant entre les lignes la Chine, le Président américain a critiqué les pays dont les "relations économiques" se limitent "à la construction d'infrastructures avec de la main-d'oeuvre étrangère ou l'extraction des ressources naturelles de l'Afrique" :

De véritables partenariats doivent être une bonne affaire pour l'Afrique, il doivent créer des emplois et des possibilités pour les Africains. C'est le genre de partenariat qu'offre l'Amérique.

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