bachar al assad a prêté serment pour un nouveau mandat
bachar al assad a prêté serment pour un nouveau mandat © reuters

La guerre civile syrienne entre dans sa cinquième année. Depuis, les combats, les sièges, les exécutions, la montée des djihadistes ont presque occulté l'origine du conflit : le président syrien Bachar al-Assad, que les rebelles tentent toujours de renverser.

Pourtant Bachar al-Assad semble indéboulonnable... Le président syrien, toujours au pouvoir, ne semble pas menacé à court terme. Le régime contrôle la Syrie "utile", soit 40 % du territoire où se concentrent 60 % de la population.

Cet après-midi à Paris, une trentaine d'organisations avaient appelé à une marche entre la République et l'Hôtel de Ville. Environ 2000 personnes ont répondu à cet appel en faveur de la liberté en Syrie.

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Les fronts militaires, eux, sont aujourd'hui stabilisés, et certaines capitales européennes sont même tentées de renouer un dialogue avec le maitre de Damas pour lutter contre l'organisation État islamique.

Reportage de Christian Chesnot

Quelle que soit l'issue du conflit, ce qui est sûr, c'est qu'il a mis le pays à genoux. Mais Bouthaina Chaabane, la conseillère politique de Bachar al-Assad, veut croire que la Syrie se relèvera de cette tragédie.

Ce qui s'est passé est vraiment une tragédie, des milliers de morts, des millions de personnes déplacées. Mais il faut qu'on se souvienne que la Syrie existe depuis 10.000 ans : beaucoup d'envahisseurs sont venus et nous ont détruits complètement. Le peuple syrien a toujours reconstruit le pays. Je crois que quand les combats s'arrêteront, les gens commenceront tout de suite à reconstruire la Syrie.

Pour autant, faute de moyens humains, le régime syrien n'arrive toujours pas à reconquérir le terrain perdu.

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