L'ancien chef du gouvernement italien vient d'être condamné par le tribunal de Milan, pour fraude fiscale dans l'affaire Mediaset. Une peine assortie d'une interdiction d'exercer un mandat public pendant trois ans. Silvio Berlusconi était accusé d'avoir gonflé artificiellement gonflé le prix de droits de diffusion de films lors de leur revente à son empire audiovisuel Mediaset. Des films achetés par des sociétés écrans lui appartenant.

Ce système avait permis au groupe Mediaset de constituer des caisses noires à l'étranger, et de payer moins d'impôts en réduisant artificiellement ses bénéfices en Italie.

Dix autres personnes étaient poursuivies dans ce même procès. Les accusés ont été condamnés à verser dix millions d'euros à titre d'avance au fisc italien. Le tribunal est même allé globalement au-delà des réquisitions du parquet (le procureur réclamait "seulement" trois ans et huit mois de prison pour le Cavaliere). Il avait rappelé que Silvio Berlusconi était "au sommet de la chaîne de commandement dans le secteur des droits télévisés jusqu'en 1998".

Le procès avait débuté il y a six ans, avant d'être suspendu à de nombreuses reprises. La dernière fois, c'était en avril 2010, après l'adoption d'une loi accordant à Silvio Berlusconi l'immunité pénale pendant 18 mois. Jusqu'ici, il a été condamné trois fois en première instance (en 1997 et 1998) à un total de six ans et cinq mois de prison ferme pour corruption, faux en bilan et financement illicite d'un parti politique. Il a depuis été acquitté ou a bénéficié de la prescription pour ces délits.

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