Le centre de recrutement de l'armée de Chattanooga victime de tirs meurtriers
Le centre de recrutement de l'armée de Chattanooga victime de tirs meurtriers © REUTERS/Tami Chappell

Comment un homme seul a pu s'en prendre à deux sites militaires dans un contexte d'alerte terroriste maximum ? C’est la question que vont maintenant se poser les enquêteurs qui parlent de "terrorisme intérieur". L'auteur de la fusillade est un Américain d'origine koweïtienne.

Le tireur a 24 ans, il s'appelle Mohammod Youssuf Abdulazeez. il s'agit d'un Américain d'origine koweïtienne. Ses tirs ont visé jeudi deux installations militaires américaines à Chattanooga, dans le Tennessee et ont abattu quatre "Marines". Il est lui même mort au cours de la fusillade.

L'attaque a commencé en milieu de matinée et a duré une demi-heure. D'abord contre un centre de recrutement de l'armée, où il a fait un blessé. Ensuite sur le centre de réservistes de l'US Navy, dix kilomètres plus loin, où Mohammod Youssuf Abdulazeeza tué quatre "Marines" et blessés trois personnes. Mohammod Youssuf Abdulazeez a finalement été abattu sur place par la police.

"Nous traitons cela comme un acte de terrorisme intérieur", a déclaré Bill Killian, un responsable de la justice du Tennessee.

Un jeune diplomé dont personne n'avait entendu parler

Dans un texte rédigé lundi sur son blog, Mohammod Youssuf Abdulazeez parle du sacrifice des Sahaba, les compagnons du Prophète, qui "ont fait le djihad au nom d'Allah", le blog ne semble pas contenir d'éléments montrant une radicalisation. Le jeune homme habitait jusqu'ici dans une banlieue tranquille avec sa famille apparemment sans histoires. Mohammod Youssuf Abdulazeez avait obtenu en 2012 un diplôme d'ingénieur à l'université du Tennessee à Chattanooga où il était apprécié.

Son portrait avec Frédéric Carbonne

Le président Barack Obama, qui a adressé ses condoléances aux familles des victimes, a déclaré que l'agresseur semblait avoir agi seul. Il a promis que les autorités apporteraient des éclaircissements rapides et détaillés sur la fusillade.

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